La mère de Namish : «La maison est vide sans lui»

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Sounayna Bundhooa nous raconte qu’après avoir eu sa fille Pari, elle voulait un deuxième enfant. C’est là que Namish est arrivé.

Sounayna Bundhooa nous raconte qu’après avoir eu sa fille Pari, elle voulait un deuxième enfant. C’est là que Namish est arrivé. 

«Où est Namish ?» demande sans cesse Sounayna Bundhooa depuis que son enfant de quatre ans lui a été arraché dans un accident de la route survenue devant sa maison à Poste-de-Flacq, dimanche. Elle est meurtrie à jamais. 

Il y a une semaine, la vie de Sounayna Bundhooa a basculé à tout jamais. Son fils Namish, âgé de quatre ans, aussi connu comme Aarav, a été victime d’un accident devant sa maison, à Poste-de-Flacq, dimanche. Depuis, cette mère meurtrie ne vit plus et n’arrive plus à dormir sans prendre de somnifères. «La maison est vide sans lui. Le plus dur, c’est que je ne travaille pas. Ce silence me tue», confie-t-elle. 

Sa présence et ses petites habitudes vont terriblement lui manquer. «C’est lui qui animait la maison toute la journée. Le matin, après avoir fait sa toilette, il ne s’essuyait jamais le visage avec une serviette. Il courait après moi pour s’essuyer avec mes vêtements», dit Sounayna Bundhooa. 

Le petit Namish était un enfant jovial, attachant et faisait le bonheur de la famille. Sounayna Bundhooa nous raconte qu’après avoir eu sa fille Pari, elle voulait un deuxième enfant. «J’ai fait une fausse couche. Mais j’ai persévéré», soutient-elle. Et ce n’est qu’après six ans qu’elle est tombée enceinte, non sans difficulté. 

«La grossesse a été difficile, mais j’avais foi en Dieu car je voulais tant avoir cet enfant.» Aarav a vite grandi, mais tardait à articuler quand il voulait parler. «Il parlait sur le bout de la langue», se remémore-t-elle. 

Namish était très attaché à sa mère et aimait les calins. «À chaque fois que je sortais, il attendait que je lui dise que j’avais une surprise pour lui. Ah les friandises… il en raffolait. Il m’enlaçait à chaque fois pour me demander combien je l’aimais. Et je le rassurais toujours en lui faisant beaucoup de câlins», affirme Sounayna Bundhooa. 

Leur relation était tellement fusionnelle qu’à un moment donné, son aînée la réclamait. «Ma fille Pari me disait que je ne l’aimais pas car toute mon attention était portée sur Aarav. J’ai dû la réconforter en lui disant que son frère était encore petit et qu’il fallait que je lui donne toute mon attention.» 

Le petit Aarav était aussi un enfant méticuleux et mature. «Pour un enfant de quatre ans, il se comportait comme un adulte qui comprenait beaucoup de choses. Tous les jours, c’est lui qui nous demandait ce que nous allions manger. Il choisissait ses vêtements avec minutie. Ensuite, il mettait ses deux mains sur les hanches en nous demandant comment on le trouvait. Il fallait lui dire qu’il était beau !» se souvient Sounayna Bundhooa. 

Elle se demande si un jour elle pourra faire le deuil de son fils. «On dirait qu’on m’a amputée. J’ai le sentiment que je ne me remettrais jamais de cette perte. Où est passé mon fils qui donnait plein d’amour ? Il avait un bel avenir devant lui…» Sa petite lumière s’est éteinte pour toujours. 

Interrogé, Nicolas Soopramanien, psychologue clinicien et président de la société des professionnels en psychologie, avance qu’il faut aider ces parents à surmonter cette épreuve, nous dit Nicolas Soopramanien. «Perdre un enfant, ce n’est pas dans l’ordre des choses pour les parents. Cela laisse une souffrance indescriptible. Ils ont beaucoup de remords.»

Selon lui, il faudrait accompagner les parents en créant, notamment, un groupe qui réunit d’autres personnes vivant la même situation. «Il faut surtout être à l’écoute et partager cette difficulté pour soulager l’autre.» 

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