La régate en mode survie

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Un tel bateau, dont la construction coûte Rs 150 000, ne peut servir à d’autres fins qu’à parrticiper aux régates.

Un tel bateau, dont la construction coûte Rs 150 000, ne peut servir à d’autres fins qu’à parrticiper aux régates.

«Les régates n’ont plus la même valeur qu’elles avaient dans le temps», dit avec nostalgie Shoueb Mamoojee, un habitant du village de Mahébourg. Pour lui, c’est un sport national qui «n’est pas suffisamment exploité».

Il insiste sur le fait qu’être barreur sur les bateaux de régate est un métier à part entière. C’est pourquoi Shoueb Mamoojee souhaite que l’équipage des bateaux de régate soit rémunéré lors de tels évènements. Dans le cas contraire, ce seraient les gagnants, seuls, qui se partageraient la prime. L’équipage d’un bateau de régates tourne autour de dix à 15 personnes.

Comment se fait-il que la régate soit en mode survie ? La faute à l’insuffisance de compétitions et d’événements et au coût de construction et de l’entretien des bateaux de régate, laissent entendre les amateurs. En effet, pour construire un bateau de régate, il faut compter dans les environs de Rs 150 000.

Yasser Skally, président de l’Association Pirogue La Voile île Maurice, déclare que ces bateaux se trouvent à quai la majeure partie de l’année. «Ils ne sortent que pour l’entraînement et les événements ou compétitions de régate. Ces bateaux ne peuvent être utilisés à d’autres fins», soutient-il.

Pour Yasser Skally, il faudrait qu’à Mahébourg l’on ait au moins une régate par mois. Jusqu’à présent le village n’a eu droit qu’à deux régates depuis le début de l’année, dont la Régat50 organisée par l’État à l’occasion des 50 ans d’Indépendance de Maurice. La dernière en date a eu lieu le dimanche 22 avril et était sponsorisée par Noveprim. La pirogue La Minerve a gagné la première régate tandis que Ste Marie a été victorieuse de la seconde.

«La plupart du temps ce sont des entreprises privées qui nous sponsorisent pour l’organisation des régates», fait part Yasser Skally. Pour

les membres de l’Association Pirogue La Voile île Maurice, une participation «plus enthousiaste» du gouvernement serait la bienvenue.

Le kanot rafia prend de l’ampleur

Le kanot rafia était méconnu jusqu’à ce que Shoueb Mamoojee et Jean-François Marday prennent l’initiative d’organiser des compétitions de kanot rafia en janvier. Le dimanche 22 avril, ils ont mis sur pied la sixième compétition de kanot rafia.

«Le nombre de participants augmente à chaque compétition et nous accueillons à présent 200 à 300 personnes qui viennent y assiter», se réjouit Shoueb Mamoojee. 31 adultes et 15 enfants ont pris part à la compétition lors de la dernière édition. Mieux, le niveau de la compétition augmente.

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