Mineurs «nus» au CYC: «Peut-être qu’ils ont enlevé leurs vêtements parce qu’ils avaient chaud», dit Vinod Appadoo

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Le cas des deux jeunes pensionnaires dénudés au Correctional Youth Centre (CYC) évoqué par le député Veda Baloomoody, à l’Assemblée nationale, le mardi 24 avril, n’est pas tombé dans les oreilles d’un sourd. Hier matin, mercredi 25 avril, Hervé Lassémillante, vice-président de National Preventive Mechanism Division de la Commission nationale des droits humains, s’est rendu au CYC, à Beau-Bassin.

Cependant, le commissaire des prisons, Vinod Appadoo, récuse, lui, les propos du député de l’opposition. «On ne traite pas les internes de cette façon, même pour un jour.  D’ailleurs, lorsque ces jeunes passent à la prison pour purger le reste de leur peine, je demande aux officiers de bien les traiter car ce sont des enfants», dit-il. Comment donc expliquer lexistence de ces photos ? «Peut-être qu’ils ont enlevé leurs vêtements parce qu’ils avaient chaud. Ça pourrait aussi être un coup monté…», soutient le commissaire des prisons.

Sollicité, Hervé Lassémillante affirme s’être entretenu avec les deux jeunes et avoir visiter leurs cellules. «Très déplorable. Je n’en dirai pas plus. Un rapport a été préparé et envoyé au commissaire des prisons, Vinod Appadoo», dit-il. Quelles sont donc ces photos que le député mauve à fait parvenir au Premier ministre par intérim, Ivan Collendavelloo, ?

«Sur l’une des photos, l’on voit un des deux jeunes, nu, en train de dormir sur un lit, les mains entre les cuisses. Il a froid. Et sur l’autre, le second dort sous son matelas. Ce sont les dernières photos que j’ai pu avoir. J’en ai plusieurs car je suis cette situation depuis quinze jours», indique Veda Baloomoody. Il ajoute qu’il a apprécié que le Premier ministre par intérim ait pris cette affaire au sérieux, et a alerté la Commission nationale des droits humains.

Il ajoute que les deux jeunes en question souffrent de problèmes mentaux, et qu’ils sont suivis par un psychologue. Vinod Appadoo a ouvert une enquête pour connaître le ou les auteurs  de ces photos, car il(s) a/ont enfreint les règlements selon lesquels les officiers n’ont pas le droit d’apporter leurs téléphones cellulaires sur leurs lieux de travail. Également sollicité, l’Ombudsperson for Children, Rita Venkatasawmy, laisse entendre que son bureau a ouvert une enquête sur ce cas.

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