Farm Tanks à Bain-des-Dames: «Inn anbet dimounn!»

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Les membres du Regrupman Travayer Sosyal et des habitantes de Bain-des-Dames, lors d’une conférence de presse, ce lundi 23 avril.

Les membres du Regrupman Travayer Sosyal et des habitantes de Bain-des-Dames, lors d’une conférence de presse, ce lundi 23 avril. 

«Inn donn bann abitan Bain-des-Dames lespwar ki zot pou gagn enn konpansasion, aster pé vinn propoz sertin zis Rs 5000. Li abéran!» Le Dr Rajah Madhewoo, membre du Regrupman Travayer Sosyal, était face à la presse, ce lundi 23 avril. Il a dénoncé le montant de la compensation proposée par le Central Electricity Board (CEB) aux 25 familles de Bain-des-Dames dont les maisons ont été endommagées dans le sillage des travaux en vue de l’aménagement de Tank Farms pour le stockage d’huile lourde.

«On avait promis une compensation de Rs 3 millions à ces familles. Or, elles ne toucheront que Rs 971 000. Sans compter que des locataires ne percevront pas un sou !» dénonce le Dr Rajah Madhewoo. Pire, «dépi ler pankor koné kouma zot inn kalkil sa konpansasion-la».

Ce n’est pas tout. Au dire du Dr Rajah Madhewoo, le ministre Ivan Collendavelloo lui aurait déclaré que le CEB n’endossera aucune autre responsabilité après cette compensation. «Mais alors qui le fera ?» s’interroge-t-il. 

 «Cosmetic repairs» 

Pour le Dr Rajah Madhewoo, le gouvernement fait la sourde oreille face aux problèmes que rencontrent les habitants de Bain-des-Dames. «Ces farm tanks peuvent prendre le feu lorsqu’il y a des tempêtes électriques. Que se passera-t-il si cela se produit ? Surtout que les autorités n’ont pas respecté la distance requise entre les maisons et ces farm tanks.»  

Le travailleur social est aussi remonté à l’idée que ces maisons, ayant subi des dommages, puissent un jour s’écrouler et causer mort d’homme. Pour lui, il est clair que les autorités «inn anbet zot». «Ils nous ont fait croire que des experts feraient un rapport élaboré, mais les travaux se sont poursuivis sur le site», fait-il valoir.Le travailleur social est aussi remonté à l’idée que ces maisons, ayant subi des dommages, puissent un jour s’écrouler et causer mort d’homme. Pour lui, il est clair que les autorités «inn anbet zot». «Ils nous ont fait croire que des experts feraient un rapport élaboré, mais les travaux se sont poursuivis sur le site», fait-il valoir.

Une habitante de Bain-des-Dames soutient, elle, que le CEB leur a fait une proposition de compensation pour des «cosmetic repairs». Et de faire ressortir : «Si nous acceptons, nous ne pourrons plus entamer de poursuites si nous rencontrons d’autres problèmes avec nos maisons dans le futur.» Une situation qu’elle qualifie d’«inacceptable».

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