Ex-SMEDA: des employés redéployés réclament l’intervention du ministère du Travail

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Les employés enverront une lettre au ministère ce lundi 23 avril.

Les employés enverront une lettre au ministère ce lundi 23 avril.

C’est ce lundi 23 avril que la demande de révision judiciaire des employés de l’ex-Small and Medium Enterprises Development Authority (SMEDA) sera entendue en Cour. Demande sur laquelle ils travaillent depuis plusieurs mois déjà, suivant l’annonce de la fermeture de l’organisme, l’année dernière.

Entre-temps, quelque 70 employés, redéployés au ministère de l’Activité économique, comptent envoyer une lettre au ministère du Travail dès ce lundi, afin de lui faire part de leurs doléances. C’est le mercredi 18 avril qu’ils ont reçu leur lettre de redéploiement. Or, ils ont relevé plusieurs zones d’ombre, notamment concernant les postes qu’ils occuperont au sein de ces instances ou encore les règlements qui y sont en vigueur.

«Les lettres que nous avons reçues disent que les bénéfices relatifs à nos pensions seront transférés à l’organisation où nous serons affectés. Or, nous ne connaissons pas les Pension Schemes de ces organisations», déplore un des ex-employés de la SMEDA. Ces derniers ont eu une rencontre avec leur représentant syndical, Jack Bizlall, samedi 21 avril.

D’ajouter qu’en l’absence d’informations sur les conditions de travail des nouvelles entités où ils sont affectés, ils craignent de travailler sous des conditions moins favorables que celles de la SMEDA. Ce qui serait «en violation à l’article 16 (3) de la SME Act 2017, qui stipule que tout redéploiement sera effectué sous des conditions qui ne seront pas inférieures à celles de notre ancienne organisation».

Les employés se disent également très éprouvés moralement depuis la fermeture de la SMEDA et craignent d’être marginalisés au sein des nouvelles instances où ils seront affectés. Comme cela a été le cas lors de plusieurs exercices de redéploiement dans le passé, déplorent-ils. Raison pour laquelle ils demandent l’assistance d’un psychologue et d’un travailleur social afin d’assurer la transition.

Au total, ils sont 77 à avoir opté pour un redéploiement vers d’autres instances publiques, plutôt que de rejoindre SME Mauritius. Sauf que trois mois après son ouverture, l’instance connaît déjà quelques couacs. Pas plus tard que lundi 16 avril, Raj Puddoo a remis sa lettre de démission au conseil d’administration en tant que Chief Executive Officer de SME Mauritius.

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