Allégations d’attouchement contre Kaysee Teeroovengadum : Philippe Hao Thyn Voon aurait préféré que l’affaire ne s’ébruite pas

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Philippe Hao Thyn Voon a été tantôt sérieux tantôt léger, vendredi, lors de la conférence de presse.

  Philippe Hao Thyn Voon a été tantôt sérieux tantôt léger, vendredi, lors de la conférence de presse.  

«Je ne voulais pas l’éclatement de cette affaire.» Philippe Hao Thyn Voon, assisté de l’homme de loi Nuvin Proag, l’a affirmé face à la presse, le vendredi 20 avril. Pas dans l’intention de faire un «cover-up». Mais tout simplement «parce qu’il y allait de l’honneur de Maurice. De l’Afrique également».

D’ailleurs, il prévoyait, dit-il, une enquête au niveau du Comité olympique mauricien (COM), une fois de retour au pays, pour y faire la lumière. Mais, les choses ne se sont pas passées comme il le souhaitait.

 
 

À un moment donné effectivement, il n’était plus possible de cacher quoi que ce soit. C’était quand les médias mauriciens évoquaient l’affaire et que Vivian Gungaram (le président de l’Association mauricienne d’athlétisme) s’exprimait là-dessus. Ce, bien que, selon le président du COM, ce dernier lui ait donné sa parole sur son silence. «Jessika, à plusieurs reprises, dont une fois devant le ministre Toussaint, nous avait fait part de sa décision de ne pas aller de l’avant avec cette affaire», dit-il. «C’est en m’appuyant sur la décision de Jessika que j’ai demandé à Vivian, au nom de notre amitié, de ne rien révéler. Mais, quelques heures plus tard, j’ai reçu des appels des amis de Maurice me disant que l’affaire était évoquée dans les radios, avec l’intervention de Vivian.»

Le plan de maintenir l’omerta était donc tombé à l’eau. Poursuivant sa chronologie, Philippe Hao  Thyn Voon, qui affirme avoir auparavant eu une réponse négative de Kaysee Teeroovengadum à sa question de savoir s’il était coupable ou pas, a expliqué avoir alors demandé à ce dernier d’aller à la police. Cependant, quelques instants après, le président du COM rectifie et nuance : «Kaysee est venu me voir pour me demander ce qu’il fallait faire. Je lui ai donc dit d’aller à la police.»

C’est donc Kaysee Teeroovengadum qui est allé à la police en premier. Et, Jessika Rosun par la suite. De là, dit Philippe Hao Thyn Voon, «on a vécu un moment infernal. Nous étions tous très bouleversés par cette affaire. Il nous fallait nous tenir à la disposition des enquêteurs alors même que les compétitions débutaient».

Philippe Hao Thyn Voon a aussi admis lors de la conférence de presse qu’il est très proche de Kaysee Teeroovengadum et qu’il lui était difficile d’imaginer que ce dernier puisse avoir commis ce que Jessika Rosun lui reproche.

À certains moments, l’homme fort du COM a fait preuve d’une légèreté, pour ne pas dire désinvolture, en évoquant l’affaire. Par exemple, le ton humoristique adopté pour relater cette question qu’il a posée à Jessika lors d’un de leurs entretiens : «Ki lazou linn tousé ?» Ou encore quand il mime, tout sourire et badin, un geste évoquant un toucher indécent avant d’être repris par notre journaliste qui lui a, à juste titre, rappelé la sensibilité de l’affaire en question.

Nuvin Proag a, quant à lui, affirmé que suivant la déposition des deux protagonistes ainsi que d’autres membres de la délégation mauricienne auprès des autorités australiennes, une enquête est en cours et qu’il ne fallait pas faire de jugements hâtifs. «Le COM attendra le jugement de la cour et toute action qui suivra sera en fonction de celui-ci.» À noter que le Comité international olympique a été mis au courant de toute cette affaire.

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