Sommet du Commonwealth : les Chagos et le réchauffement climatique dominent les débats

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Pravind Jugnauth et son épouse Kobita arrivent pour un dîner d’État au Buckingham Palace, à Londres, jeudi 19 avril.

Pravind Jugnauth et son épouse Kobita arrivent pour un dîner d’État à Buckingham Palace, à Londres, jeudi 19 avril.

Rideau sur le Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Commonwealth, le vendredi 20 avril. Cet événement s’est achevé par une réunion à huis clos des dirigeants de 53 pays, dont le Premier ministre mauricien, au château de Windsor, suivant l’invitation de la reine Elizabeth II. La veille, Pravind Jugnauth était invité à la cérémonie officielle du Sommet, à Buckingham Palace, où il a eu l’occasion de rencontrer plusieurs dirigeants, dont son homologue indien, Narendra Modi. Il a abordé plusieurs sujets lors de sa visite à Londres : les Chagos et le réchauffement climatique, notamment.

Pendant cette semaine, la délégation mauricienne a participé à plusieurs sessions de travail. Pravind Jugnauth a lors de son intervention mis l’accent sur deux thèmes majeurs qui affectent Maurice : le protectionnisme et le réchauffement climatique.

«Maurice veut devenir un pays à haut revenu d’ici 2023», a fait ressortir le Premier ministre mauricien. Il a, en ce sens, plaidé pour un accord commercial avec le Royaume-Uni. Même s’il y a des garanties sur le maintien des accords existants, Pravind Jugnauth devait s’assurer qu’il n’y ait pas d’interruption pendant et après la période de transition de deux ans de post-Brexit.

Face aux leaders africains et des dirigeants d’entreprise mercredi, Pravind Jugnauth a vanté les mérites du centre financier de Maurice qui jouit, selon lui, d’une bonne réputation. La preuve : Maurice est sur la liste blanche de l’Organisation de coopération et de développement économiques ou encore le pays a reçu la notation Baa1 attribuée par l’agence Moody’s.

Utilisation durable des ressources

Maurice s’est forgé, selon les dires du chef du gouvernement mauricien, une réputation en tant que centre financier compétitif, sûr et fiable. Autre enjeu majeur : le climat. Maurice fera partie des pays qui vont mener le projet Blue Charter sur la protection de l’océan et l’utilisation durable de ses ressources. «Nous ne sommes pas à l’abri des effets du changement climatique», a souligné Pravind Jugnauth lors d’une rencontre avec les leaders des pays insulaires. «Le réchauffement climatique affecte notre environnement et pourrait, sur le long terme, affecter notre industrie touristique.»

Dans le cadre du Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Commonwealth, le Premier ministre mauricien est également intervenu devant le groupe parlementaire britannique, lundi. Il devait indiquer qu’après les plaidoiries en septembre, la Cour internationale de justice devrait rendre sa décision durant le premier trimestre de 2019.

En parlant de l’excision des Chagos du territoire mauricien, il y a 50 ans, Pravind Jugnauth a soutenu que les Mauriciens participant aux négociations pour l’accession de Maurice à l’Indépendance, à Lancaster House, n’avaient pas d’autre choix que d’accepter que l’archipel soit démembré du territoire mauricien. Avant de souligner que le Conseil des ministres, qui avait pris cette décision, n’était pas d’un État souverain mais d’un pays colonial. «Maurice ne pourra compléter le processus de décolonisation si les Chagos demeurent sous tutelle de Londres», a fait ressortir le chef du gouvernement mauricien.

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