Affaire Choomka: le dilemme de l’ICAC face au coup tactique de la star witness

Avec le soutien de
Youshreen Choomka avait agi comme courtière entre l’État et les investisseurs étrangers

  Youshreen Choomka avait agi comme courtière entre l’État et les investisseurs étrangers  

L’Independent Commission against Corruption (ICAC) s’attendait à tout, sauf à ça. Alors que la commission anticorruption semblait donner un coup d’accélérateur à l’enquête sur les agissements de Youshreen Choomka – ex-Chairperson de l’Independent Broadcasting Authority (IBA) – comme courtière entre l’État et les investisseurs étrangers, elle se retrouve face à un dilemme. Le témoin clé de l’affaire, Lydia Cladett Dewdharee, menace d’arrêter sa collaboration avec les enquêteurs si l’ICAC ne lui donne pas une copie du rapport du Fact-Finding Committee.

Dans un e-mail envoyé au directeur général de l’ICAC, elle dit noter un contraste dans l’attitude des enquêteurs entre la première fois quand elle avait, de son propre chef, dénoncé cette affaire avant que l’express ne publie son enquête et sa dernière visite, il y a une semaine à l’ICAC. «I am allowed to understand that the report of the Fact-Finding Committee where I made a lengthy, detailed and documented statement, has relaunched the investigation», écrit Lydia Cladett Dewdharee.

Or, elle veut savoir ce que contient le rapport du Fact-Finding Committee pour être sûre de la bonne foi de l’ICAC et s’assurer qu’elle n’est pas en train de perdre son temps. «I want to know whether ICAC is already in possession of all material evidences, which I personally handed to the Fact-Finding Committee and decide whether explaining everything over and again isn’t just a gimmick.»

«Confidentiality»

Lydia Cladett Dewdharee cite aussi la réponse parlementaire du ministre des TIC à l’Assemblée nationale, le 27 mars. «Hon. Minister Yogida Sawmynaden failed to ascertain that the chair of the FFC or the SLO has advised that the report should not be made public. I therefore understand that the report doesn’t contain an explicit sentence on keeping the confidentiality of the report.»

À vendredi soir, 20 avril, la commission anticorruption n’avait pris aucune décision sur la suite à donner à la requête du témoin, et donc à l’enquête elle-même. Selon une enquête de l’express, Youshreen Choomka avait utilisé le bureau de l’IBA, les services du chauffeur et de la réceptionniste pour faire avancer les dossiers d’un groupe d’investisseurs étrangers auprès du gouvernement. En retour, elle a reçu au moins $ 35 000.

Selon un e-mail qu’elle avait envoyé aux investisseurs, Youshreen Choomka était la seule, grâce à ses contacts dans le gouvernement, à pouvoir offrir de tels services.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires