Hausse salariale: Les artisans de l’industrie sucrière prennent la rue

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L’augmentation salariale des employés du secteur sucre devait être appliquée en janvier de cette année.

L’augmentation salariale des employés du secteur sucre devait être appliquée en janvier de cette année.

 Quatre mois qu’ils attendent de toucher une augmentation salariale de 20 %. En vain. Las d’attendre, des laboureurs et artisans de l’industrie sucrière ont décidé de manifester leur colère dans la rue. Ainsi, le samedi 28 avril, ils seront dans la capitale pour faire entendre leur voix.

L’augmentation salariale de 20 % devait entrer en vigueur depuis le mois de janvier cette année. Lall Dewnath, du Joint Negotiating Panel (JNP) de l’industrie sucrière, explique que les entreprises sucrières font la sourde oreille.

 «Une compagnie a expliqué qu’elle ne pourra pas accorder d’augmentation. On craint que d’autres disent la même chose. On a sollicité les ministres Mahen Seeruttun (NdlR, ministre de l’Agro-industrie) et de Soodesh Callichurn (NdlR, ministre du Travail et des relations industrielles), en vain», explique-t-il. D’ajouter que «les syndicats se retrouvent à devoir discuter directement avec toutes les entreprises depuis la dissolution de la Mauritius Sugar Planters Association. Cette association regroupait tous les syndicats représentant les employés de l’industrie sucrière».

Lall Dewnath dénonce la position du gouvernement qui, selon lui, a accordé des facilités, notamment la Land Conversion Tax, aux propriétaires des entreprises sucrières. Mais refuse, en retour, d’apporter son soutien aux employés de l’industrie.

«Lors d’une réunion, après la dissolution de la Mauritius Sugar Planters Association, les ministres Soodesh Callichurn et Mahen Seeruttun avaient laissé entendre qu’ils accorderaient leur soutien aux employés de l’industrie sucrière. Mais cela n’a pas été le cas.»

De son côté, Mahen Seeruttun indique qu’il y a un système de négociation collective entre les employés et leurs employeurs respectifs et qu’il ne peut intervenir dans ce genre d’affaire. «Chaque compagnie aura à décider sur sa capacité de paiement», a-t-il laissé entendre.

Un comité technique, coprésidé par Raj Makoond, de Business Mauritius, et le secrétaire permanent au ministère de l’Agro-industrie de l’époque, a aussi été mis sur pied, pour se pencher sur le cas de ces laboureurs et artisans. Interrogé hier, Raj Makoond, absent du pays, a déclaré qu’il fera un état des lieux des avancements des travaux de ce comité quand il sera de retour à Maurice.

D’ailleurs, Mahen Seeruttun souligne qu’il attend le rapport du comité afin d’y voir plus clair. «Le secteur sucrier passe, toutefois, par des moments difficiles», soutient le ministre.

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