Environnement: deux nouveaux navires transformés en récifs artificiels

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Ces trois navires ont été laissés à l’abandon au port. Le deuxième (au centre) a été coulé en mer, alors que les deux autres bateaux attendent de subir le même sort.

Ces trois navires ont été laissés à l’abandon au port. Le deuxième (au centre) a été coulé en mer, alors que les deux autres bateaux attendent de subir le même sort.

Abriter des poissons et des coraux, afin de favoriser le foisonnement de la vie marine. C’est dans cette optique que la Mauritius Ports Authority (MPA) a sélectionné trois navires abandonnés, dont le KT Mawar et le KT Seroja, pour les transformer en récifs artificiels. L’un d’eux a déjà été sabordé il y a quelques jours. Les deux autres le seront durant la semaine, avec l’aide de la Mauritius Scuba Diving Association (MSDA) notamment, dans le nord de l’île.

Ces deux navires, qui viennent s’ajouter aux 20 bateaux qui ont déjà été coulés sur les côtes de Maurice, ont été abandonnés à Port-Louis par leur compagnie ou propriétaire pour une quelconque raison. Provoquant, dans la foulée, des risques de sécurité et la gêne de la circulation des navires de fret et de pêche s’ils venaient à couler dans le port.

Sollicité, le Port Master, Benoît Barbeau, soutient que l’une des raisons ayant poussé des compagnies à abandonner leurs navires est qu’elles ont fait faillite et ne peuvent plus affréter leurs bateaux. «Mais quand ces navires restent dans le port, ils peuvent nous poser des problèmes de sécurité. Nous avons donc trouvé un moyen de les recycler.»

Pour ce faire, des équipes, comme celle de la MSDA, ont été appelées afin de mettre les navires dans les conditions nécessaires avant le sabordage. Ils ne peuvent en aucun cas être coulés dans leur état actuel. «Nous avons encore beaucoup de travail à faire avant de couler les navires», explique Hugues Vitry, président du comité technique de la MSDA.

«Il faut complètement enlever et nettoyer tout ce qui pourrait être polluant sur le navire avant de l’amener sur le site pour le couler. Lorsque les épaves seront en place, elles attireront poissons et coraux

Les deux navires seront sabordés dans le Nord, dont un à Trou-aux-Biches. Pourquoi ce choix ? Parcourir le moins de distance possible afin d’éviter les risques d’un naufrage non contrôlé. Le Nord, en particulier Trou-aux-Biches, compte déjà plusieurs épaves transformées en récifs artificiels. Comme le Water Lily et le Stella Maru, coulés durant les années 80, ou plus récemment le Tawariq 2, coulé en 2016. Celui-ci a résisté pendant plusieurs heures, avant de couler.

Ces épaves font partie des attractions pour les plongeurs et les touristes. Dans le cas du Water Lily et du Stella Maru, par exemple, la population de poissons présente en fait des zones de plongée attrayantes.

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