Faux-membre de Link to Life: les stratagèmes d’un escroc pervers

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C’est une des victimes qui a fait parvenir cette photo de l’escroc, prise à son insu.

C’est une des victimes qui a fait parvenir cette photo de l’escroc, prise à son insu.

«Il m’a approchée à plusieurs reprises et m’a dit qu’il travaillait pour le compte de Link to Life. Il m’a proposé de m’inscrire au programme de cette association. Il a ajouté qu’ensuite il procédera à la palpation de mes seins pour voir s’il n’y avait pas d’anomalies et que c’était la procédure.» Déclaration d’Anne C., une des victimes d’un escroc «palpeur de seins». C’est dans un communiqué émis sur sa page Facebook que l’organisation non gouvernementale (ONG) Link to Life a attiré l’attention sur lui.

Son mode d’emploi : il embobine les généreux donateurs et récolte de l’argent au nom de Link to Life. Et ne se gêne pas pour proposer ensuite aux femmes de leur palper les seins. Selon l’ONG qui apporte son soutien et des conseils aux femmes souffrant du cancer du sein, l’escroc sévit depuis février. Ce, même si elle a alerté la police sur ses agissements.

Link to Life avait lancé un appel à témoins afin de savoir si d’autres ont été victimes de cet escroc. Et, depuis la fin de la semaine dernière, plusieurs femmes sont venues de l’avant. Du côté de la police, l’on explique toutefois qu’il faut une plainte en bonne et due forme des victimes elles-mêmes.

Selon Anne C., l’homme prétend être le gérant d’un magasin qui se trouve dans une galerie commerciale à Port-Louis. Une autre branche de ce même magasin se trouve en outre au centre commercial de Riche-Terre. Là où figurent d’autres victimes…

Refus

«Lorsque je lui ai demandé où se fera la palpation des seins, il m’a répondu que la cabine d’essayage du magasin où je travaille fera l’affaire. C’est ce qu’il a aussi déclaré à d’autres filles qui travaillent dans un des magasins au centre commercial de Riche- Terre», a confié Anne C. Voyant que la jeune fille se montrait réticente, il lui a proposé d’y réfléchir.

Au bout de quelques jours, il est revenu. Pour lui faire part d’une collecte de fonds qu’il organisait au profit de l’association. Il s’agit d’aider une personne très malade en donnant Rs 200, au minimum.

Anne C. a fait un don, sans réfléchir. Car l’homme, au crâne rasé et à l’allure soignée, ne paie pas de mine. C’est là qu’il a réitéré sa proposition pour la palpation des seins. Et il s’est heurté au refus net de la jeune fille.

L’une des victimes a, du reste, fait parvenir une photo à la rédaction de l’express. Nous avons de notre côté tenté de joindre le principal concerné par téléphone. Sans succès.

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