Une mère vit dans la peur de ses enfants drogués

Avec le soutien de
La quinquagénaire souhaite que les autorités fassent le nécessaire pour elle.

La quinquagénaire souhaite que les autorités fassent le nécessaire pour elle.

Elle serait le souffre-douleur de sa fille de 24 ans et son fils de 29 ans depuis deux ans. Si bien qu'elle a dû quitter sa maison. Débordée, Marie Chantal Mookiah a décidé de briser le silence.

Marie Chantal Mookiah soutient que ses enfants sont des consommateurs de drogue synthétique. Son fils de 29 ans et sa fille de 24 ans lui feraient vivre un véritable calvaire depuis deux ans. «Mon fils a voulu m’agresser à coups de sabre, le 4 avril. Mais comme je me trouvais au poste de police d’Abercrombie, pour porter plainte contre ma fille, il a saccagé ma maison», explique la femme de 54 ans.

Selon cette dernière, ce n’est pas la première fois qu’ils s’en prennent à elle. «Mon fils m’a déjà agressée dans la rue avec une bouteille. Vous ne pouvez pas imaginer la situation dans laquelle je me trouve», soutient la quinquagénaire.

Cet incident a été la goutte qui a fait déborder le vase. Marie Chantal Mookiah est sortie de son silence car elle n'en peut plus de cette situation et souhaite que les autorités réagissent face au fléau de la drogue synthétique. Elle affirme que la drogue tue ses enfants à petit feu. «Ce mercredi-là, les policiers m’ont accompagnée jusqu’à chez moi pour un constat des lieux. Ils m’ont promis de revenir pour faire le nécessaire pour mon fils, mais ils ne l’ont pas arrêté», déplore-t-elle. «Je suis devenue une étrangère dans ma propre maison.»

Epoux décédé

Marie-Chantal Mookiah raconte que son époux est mort, il y a deux ans. Il était aussi un consommateur de drogue. Elle affirme que ses enfants l’auraient agressée à plusieurs reprises ces deux dernières années et lui aurait volé sa pension de vieillesse.

«Mo garson trap mwa bat mwa, maltret mwa. Mo telman strésé par bann ménas ki monn kit mo lakaz pou al viv partou partou.» Marie- Chantal Mookiah se sent comme une sans domicile fixe alors qu'elle possède une maison. «Ce n’est pas normal de vivre ainsi. Ils deviennent violents quand je ne leur donne pas de l’argent. Je ne vis que de cette pension de vieillesse. Ils ne font que chercher de l’argent pour leur propre consommation. Mes enfants ont de mauvaises fréquentations. » Ce qu'elle souhaite, c'est que les autorités fassent le nécessaire pour que ses enfants ne soient plus une menace.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires