Outils d’espionnage, le nouveau craze sur les réseaux sociaux

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Les stylos espions sont ceux qui se vendent le mieux, selon un revendeur électronique.

Les stylos espions sont ceux qui se vendent le mieux, selon un revendeur électronique.

Stylos, porte-clés ou encore horloges espions. C’est la nouvelle tendance sur les réseaux sociaux. Ces gadgets d’espionnage peuvent prendre des sons ou des images et sont en vente libre sur la Toile. Leur efficacité réside dans le fait que ce sont des objets anodins du quotidien à laquelle on ne prête guère attention. Ils permettent d’espionner sans se faire attraper.

Sur l’une des pages Facebook d’un revendeur électronique, celui-ci propose une horloge qui peut prendre des images vidéo après avoir détecté du mouvement dans la pièce. D’autres porte-clés ou stylos, entre autres, peuvent être télécommandés. «Entre des sons, des photos ou encore des vidéos, il y a des gadgets qui sont équipés de Wi-fi et peuvent être branchés directement à son téléphone portable ou à son ordinateur. Depi nerport ki plas ki ou été ou kapav control zot», explique-t-on.

De Rs 699 à Rs 1 500

Selon les détails disponibles en ligne, les prix varient de Rs 699 pour le porte-clés jusqu’à Rs 1 500 pour la montre espion. Quid du service? Sollicité, un des vendeurs explique que la livraison peut se faire dans quelques jours seulement. «Sir ou pou gagn séki ou pé rodé la», affirme-t-il.

Quel serait le meilleur moyen d’espionner quelqu’un au travail par exemple? Le vendeur conseille le stylo. «C’est le gadget le plus discret. C’est ce qui se vend le mieux», insiste-t-il.

Respect de la vie privée

Ces outils d’espionnage ne constituent-ils pas une violation de la vie privée ? À cette question, le revendeur explique que lui ne fait que commercialiser ces produits. La responsabilité revient aux gens qui les achètent, affirme-til. «Le public doit savoir en faire usage», poursuit-il.

Certaines personnes utiliseraient aussi ces gadgets dans le cadre professionnel. À l’instar des consultants payés par des entreprises pour faire des sondages sur la qualité de services qui sont dispensés. Ce serait un moyen de s’assurer que le travail se fait convenablement.

Cinq ans de prison

Questionné sur cette tendance, l’avocat Neil Pillay explique que la loi sur la vie privée d’une personne est assez large. «Il y a toutes sortes de cas de figure. Sans faits, difficile de dire avec certitude ce que risque une personne», explique-t-il.

Toutefois, quelqu’un qui divulgue des informations sur autrui sans permission peut encourir jusqu’à cinq ans de prison et pas moins d’un million de roupies d’amende. Mais une chose est sûre, indique l’avocat, espionner quelqu’un à son insu est un délit punissable par la loi.

Ce que dit la Data Protection Act

La Data Protection Act 2004 explique clairement que tout individu doit savoir s’il y a des informations qui ont été recueillies sur lui et dans quel but. De plus, si des détails sur la vie privée d’un individu sont exposés au public, la personne responsable n’est pas à l’abri de poursuite. Une source au sein de l’organisme explique aussi que les données personnelles doivent être recueillies dans la norme et selon la loi

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