SICOM: le syndicat des employés demande au Premier ministre de «mettre de l’ordre»

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Satyen Bose Hoolass, président de la SICOM Employees Union, était face à la presse, ce lundi 9 avril. [© Rishi Etwaroo]

Satyen Bose Hoolass, président de la SICOM Employees Union, était face à la presse, ce lundi 9 avril. [© Rishi Etwaroo]

Les problèmes sont légion à la SICOM. L’absence de promotions, le non-remboursement des vacation leaves de 2004 à 2016, l’absence de dialogue… Au vu des relations industrielles tendues, le président de la SICOM Employees Union, Satyen Bose Hoolass, demande au Premier ministre d’intervenir. «Nou diman Prémié minis, Pravind Kumar Jugnauth, met enn lord a la SICOM.» Il était face à la presse, ce lundi 9 avril.

Selon Satyen Bose Hoolass, qui était aux côtés de Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU), le management refuse toujours de dialoguer avec le syndicat. Lequel est pourtant reconnu. «Le management ne respecte pas les procédures pour négocier avec nous.»

Or, fait comprendre le président de la SICOM Employees Union, il y a urgence. «Cela fait un mois que nous avons demandé une réunion avec le Board of Directors. Le Chairman a accepté, mais toujours rien.»

Entre-temps, les employés sont de plus en plus frustrés. Notamment au niveau des promotions, alors qu’il y a plusieurs postes vacants. Certains, qui possèdent les qualifications nécessaires, attendent toujours d’être promus. Or, les avis de recrutements ne se feraient même pas en interne. Ce qui, estime Satyen Bose Hoolass, n’est pas conforme aux procédures.

Recours à l’Employment Relations Tribunal

Qui plus est, il fait valoir que trois hauts cadres devraient prendre leur retraite, ayant bénéficié du Voluntary Retirement Scheme. Toutefois, ils sont toujours en poste.

Et que dire des vacation leaves, un «droit acquis» des employés, affirme Satyen Bose Hoolass. Ceux-ci ont été «enlevés» en 2004. Le président de la SICOM Employees Union réclame leur remboursement de 2004 à 2016 avec effet rétroactif.

Si le management continue à faire la sourde oreille, prévient Satyen Bose Hoolass, «nous saisirons l’Employment Relations Tribunal». De faire ressortir que la SICOM Employees Union a déjà retenu les services d’un avocat et d’un avoué. «Nou avoka inn dir nou sa case-la sir nou pé gagné.»

De son côté, Deepak Benydin a fait comprendre que si la direction refuse toujours de négocier, une manifestation n’est pas à écarter, «d’ici à deux, trois semaines»

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