Au Parlement: SAJ provoque l’irritation de l’opposition

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SAJ s’est dit «satisfait» du travail de la police, mardi, au Parlement.

SAJ s’est dit «satisfait» du travail de la police, mardi, au Parlement.

«L’honorable ministre mentor a réussi à unir l’opposition, merci.» Une pique que le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, n’a pas manqué d’envoyer à sir Anerood Jugnauth mardi, au sein de l’Hémicycle. Ce dernier a irrité l’opposition avec ses différents propos. D’une seule voix, les membres de la minorité ont contesté à plusieurs reprises l’attitude de l’ancien Premier ministre.

À commencer par la question de sir Anerood Jugnauth (SAJ) adressée au leader du Parti mauricien social-démocrate. Il lui a demandé pourquoi il n’avait pas fait le nécessaire pour installer des caméras de surveillance dans les postes de police lorsqu’il était ministre des Finances. Toute l’opposition y a réagi, même les membres du Mouvement militant mauricien.

Ils s’en sont surtout pris à Dev Beekhary, le conseiller du ministre mentor, qui lui avait fait parvenir cette question à poser à Xavier-Luc Duval sur un papier. «Al mars marsé do !» a-t-on déclaré du côté des mauves.

Au fur et à mesure que SAJ répondait aux questions, la minorité n’a guère caché son irritation. À une question de Xavier-Luc Duval faisant ressortir que le suspect Eddysen Pachee est mort d’un œdème cérébral, il devait répondre que c’est probablement dû à la drogue synthétique. Mais les avocats siégeant dans l’opposition, notamment Shakeel Mohamed et Veda Baloomoody, ont protesté. «Lerla so kot in kasé » a demandé ce dernier.

L’opposition a été davantage agacée quand SAJ a déclaré qu’Eddysen Pachee n’a pas porté plainte pour brutalités policières. «Linn mor, ki plint li pou fer ?», lui a rétorqué Shakeel Mohamed. Dans un brouhaha total, l’ancien Premier ministre a lancé à l’intention d’un membre de l’opposition : «Si vous êtes assez stupide pour ne pas comprendre, c’est de votre faute.»

Même un magistrat en a pris pour son grade. Veda Baloomoody a rappelé au ministre mentor que la loi autorise un magistrat à ouvrir une enquête quand il y a mort suspecte, mais que dans le cas d’Iqbal Toofany et celui d’Eddysen Pachee, il n’y a pas eu d’enquête. «S’il a ce pouvoir, il doit l’utiliser. Sinon, c’est de sa faute», a sèchement répondu SAJ.

Il a également mis Rajesh Bhagwan hors de lui. L’ancien whip de l’opposition a attiré l’attention de sir Anerood Jugnauth, ministre responsable de la police, sur le fait qu’il y a des braquages chaque semaine et qu’il devrait «secouer» la police. La réponse du ministre a surpris plus d’un. «Je suis satisfait du travail de la police. C’est la mentalité des gens qui change. Probablement beaucoup parmi ceux qui vous suivent sont ainsi !»

Une remarque qui a poussé Rajesh Bhagwan à dire que le ministre mentor passait trop de temps dans sa voiture et son bureau.

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