Accident mortel à GRNO: «Je n’aime pas quand mon papa part et qu’il ne revient pas»

Avec le soutien de
Vikash Boolaky, 38 ans, travaillait dur comme chauffeur pour assurer l’avenir de son fils de huit ans.

Vikash Boolaky, 38 ans, travaillait dur comme chauffeur pour assurer l’avenir de son fils de huit ans.

À son anniversaire, Vikash Boolaky avait reçu en cadeau la moto qu’il désirait tant. Alors qu’il pilotait l’engin, mercredi, à GRNO, il a été renversé par une voiture. Son cœur a lâché le lendemain. Mais son fils croit qu’il est toujours vivant.

Reanne, le fils de Vikash Boolaky, ne cesse de demander après son père. Du haut de ses huit ans, il n’arrive pas vraiment à comprendre ce qui se passe autour de lui. «Je n’aime pas quand mon papa part et qu’il ne revient pas. Je veux jouer avec lui. Les gens disent qu’il est mort, que ses os ont été fracturés, mais je n’y crois pas. Je l’ai vu bouger ses mains», martèle le petit. Vikash Boolaky, âgé de 38 ans, a rendu l’âme jeudi soir. Il avait fait un accident à Grande-Rivière-Nord-Ouest et avait été admis à l’hôpital Jeetoo, mercredi.

Ce chauffeur de Grande-Rivière-Nord-Ouest était sorti à moto, pour acheter des rotis à Résidence Vallijee. «C’est en revenant qu’il a fait l’accident», explique sa veuve. Une voiture est entrée en collision avec sa moto, une Pulsar 200cc. La moto, il l’avait reçue de sa mère, en décembre, comme cadeau d’anniversaire. Avoir une moto, Vikash Boolaky le voulait vraiment.

Alors qu’elle l’attend pour dîner, son épouse, Aurélie Boolaky, reçoit un appel qu’elle n’oublierait pas de sitôt. «Un ami de mon époux m’a informée de l’accident. Mais il m’a dit que ce n’était pas grave et qu’il avait eu une fracture au pied. Et que ce n’était pas la peine pour moi de venir à l’hôpital», raconte-t-elle.

Dans la nuit, elle appelle son époux et ce dernier la rassure. Le lendemain, elle se rend à l’hôpital et constate qu’il va beaucoup mieux. «Il m’avait demandé de lui apporter des raisins. Je l’ai taquiné en lui disant que ce n’est qu’à l’hôpital qu’il cherche des fruits à manger car à la maison, il ne mange jamais de fruits», confie-t-elle.

Aurélie Boolaky rencontre le même jour le médecin traitant de son époux. Il lui explique que lors de l’accident, Vikash Boolaky a été touché aux côtes et qu’il devra subir une opération pour pouvoir remarcher.

Jeudi, vers 11 heures, l’hôpital appelle en urgence la jeune femme. Cette dernière apprend que l’état de son époux s’est soudainement détérioré et qu’il faut qu’il soit opéré de toute urgence. «Il était dans le coma. On l’avait branché à des appareils respiratoires. On m’a demandé de signer des formulaires pour qu’il soit opéré», se remémore cette mère de famille. C’est finalement aux alentours de 19 heures que Vikash Boolaky est emmené au bloc opératoire. Mais son cœur a lâché avant l’intervention.

Selon  son épouse, le trentenaire avait un seul but dans sa vie, celui de travailler dur pour l’avenir de son fils. «Mon papa m’aime. Il travaillait pour que j’aille à l’école. Je ne sais pas pourquoi ma maman pleure. Je lui ai dit que papa reviendra bientôt», ne cesse de répéter Reanne Boolaky.

Les funérailles de son père auront lieu dimanche. Les proches attendent l’arrivée de la mère de la victime, qui est en France.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires