La Louisa: le berceau des chevaux

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Jadis les habitants de La Louisa travaillaient pour le compte des établissements sucriers de Belle-Vue ou encore de Beau-Plan

Jadis les habitants de La Louisa travaillaient pour le compte des établissements sucriers de Belle-Vue ou encore de Beau-Plan

Petite localité, située après Bois-Rouge, à Pamplemousses, et avant Belle-Vue-Harel, La Louisa a connu une expansion au fil des années. Pourtant, il fut un temps où cette localité était inconnue des habitants de Pamplemousses.  

Elle doit cette présente reconnaissance à son centre équestre. Un centre, qui est de temps en temps ouvert au public et où se trouvent de grands coursiers qui font la fierté de leurs propriétaires. 

Jadis, La Louisa était habitée par une vingtaine de familles seulement. Les aînés qui y vivaient étaient des laboureurs travaillant pour le compte des établissements sucriers de Belle-Vue ou encore de Beau-Plan.  

En effet, ces deux usines se trouvent à moins de deux kilomètres de cette localité. Certains habitants cultivaient également des légumes dans ce village qui a pendant de longues années été dépourvu d’eau potable et d’électricité. 

Pour se rendre à La Louisa, il faut passer par l’ancienne route, soit celle de Pamplemousses menant à Belle-Vue. L’arrêt d’autobus se situe à une centaine de mètres du stade Anjalay Coopen.  

Toutefois, il faut être très vigilant car tous les autobus ne desservent pas cette ligne à l’exception des bus «express» en direction de Mapou, Grand-Baie et Goodlands.   

Il est difficile de savoir que La Louisa se trouve dans les parages que l’on se rende en autobus ou par un autre moyen. La raison : la plupart des maisons se trouvent au milieu des champs de canne. Ainsi, même si vous y allez à bord d’un bus, il faudra marcher des centaines de mètres avant d’atteindre l’endroit.  

Le lieu n’abrite non plus aucune boutique et les habitants doivent se rendre à Bois-Rouge pour se procurer des marchandises. Néanmoins, si autrefois, ils se déplaçaient à bicyclette, aujourd’hui, ils sont plusieurs à posséder un véhicule. Du coup, il est plus facile de se rendre dans d’autres endroits et surtout à l’hôpital lorsque quelqu’un tombe malade.  

Outre la culture de légumes, les habitants élevaient des animaux pour mieux subvenir aux besoins de leurs familles, autrefois. Aujourd’hui, La Louisa a même fait des entrepreneurs. À l’instar de la famille Busgeet qui travaille, depuis des décennies, devant l’hôpital SSRN, à Pamplemousses. Elle y vend des fruits.  

Dans cette petite localité, les gens ne se plaignent rarement de la chaleur ou de la pollution, car ils sont principalement entourés de végétation. Et même si les routes qui serpentent l’endroit ne sont pas dans les meilleures conditions, elles sont très utiles pour leur déplacement, affirment les habitants.  

De plus, les résidants n’ont pas à supporter les bruits assourdissants des véhicules faisant des allées et venues incessantes. Eux, ils sont bercés uniquement par le bruit des galops et des hennissements des chevaux… 

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