Commonwealth Games Gold Coast 2018 - haltérophilie: en terre connue

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Ils seront dix haltérophiles au total qui sont prêts à se dépasser et à repousser leur limite.

Ils seront dix haltérophiles au total qui sont prêts à se dépasser et à repousser leur limite.

L’haltérophilie sera l’une des disciplines où le Club Maurice comptera un nombre important de représentants au Golf Coast 2018. Pour ce rendez-vous australien des Commonwealth Games, ils seront 10 au total à tenter d’aligner de bonnes performances et pourquoi pas récolter quelques breloques.

L’an dernier, plusieurs leveurs de fontes, à l’instar de Roilya Ranaivosoa, Ketty Lent, Dorian Madanamoothoo, Dinesh Pandoo, Shalinee Valaydon, Jonathan Coret, Emmanuella Labonne et Alison Sunee, ont pris part aux Championnats du Commonwealth. Cette compétition s’est justement tenue à Gold Coast. Ils ont donc déjà effectué la répétition générale et ne partent pas en terre inconnue. Dorian Madanamoothoo avait obtenu deux médailles de bronze chez les 56 kg. Dinesh Pandoo s’était aussi frayé une place sur le podium en s’adjugeant une médaille d’argent et une autre en bronze chez les 69 kg.

Deux fois médaillée d’or

Chez les filles, la médaille d’or était venue par l’entremise de Ketty Lent. L’haltérophile était alignée chez les 58 kg et s’est offert une médaille d’or chez les Youth avant de prendre l’argent chez les juniors. Alison Sunee a également brillé dans ces Championnats en terminant par deux fois sur la troisième marche du podium.

Dans le groupe, seules Roilya Ranaivosoa et Shalinee Valaydon comptent des participations aux Jeux du Commonwealth. La première nommée était déjà à Glasgow il y a quatre ans où elle avait été éliminée après avoir échoué dans l’épreuve de l’épauléjeté. «Ce sera un peu une revanche pour moi car je n’ai pas encore oublié la déception de Glasgow. Je vais une nouvelle fois tout donner dans cette compétition», confie la Mauricienne d’origine malgache.

Expérience du haut niveau

L’armada constituée par la Fédération mauricienne d’haltérophilie demeure intéressante dans la mesure où ce sont surtout des athlètes qui ont une certaine expérience du haut niveau qui ont intégré la sélection. «La compétition s’annonce rude mais ces athlètes savent ce qu’est le haut niveau. Ils auront une belle carte à jouer là-bas», explique pour sa part Ravi Bhollah, l’entraîneur national.

Le programme est déjà établi pour eux et c’est Dorian Madanamoothoo qui sera le premier en action. Le jeune haltérophile sera en lice chez les 56kg le 5 avril. Durant la même journée, Roilya Ranaivosoa (48kg) et Jonathan Coret (62kg) grimperont également sur la planche.

Au Carrara Sports and Leisure Centre, il s’agira donc de faire bonne figure mais surtout de réaliser de nouvelles performances hors-normes comme ils nous ont habitués ces derniers temps.

La 4e de Shalinee Valaydon

Shalinee Valaydon a participé aux Championnats du Commonwealth l’an dernier.

L’histoire entre Shalinee Valaydon et les Jeux du Commonwealth ne date pas d’hier. Celle qui sera en lice chez les 90kg s’apprête à vivre la fièvre des Jeux pour la quatrième fois. Elle était déjà à Melbourne en 2006, en Inde en 2010 et à Glasgow en 2014. «Je connais plus ou moins les lieux car j’ai participé aux Championnats du Commonwealth l’an dernier», explique d’emblée l’haltérophile.

Elle ne se cache pas et explique sans détour que son objectif sera d’être sur le podium et cela, peu importent les forces en présence. «Ce seront mes derniers Jeux du Commonwealth et je ne pense qu’au podium et cela, même si mes adversaires sont très forts», ajoute Shalinee Valaydon.

Médailles à la pelle

À 30 ans, elle a déjà une belle carrière derrière elle et des médailles à la pelle. Malgré tout, l’envie de se reposer n’est pas d’actualité. «Il y a toujours ce petit quelque chose qui manque et j’espère l’avoir en terre australienne.»

Comme elle, Emmanuella Labonne est également en fin de carrière. Le plus important pour celle qui concourra chez les 69kg demeure la réalisation d’une performance honorable.

«Je n’ai pas eu une préparation adéquate ni de release digne de ce nom.»

«Je suis très fière d’avoir pu décrocher ma qualification à la sueur de mon front. Maintenant, j’essaierai de faire mon maximum pour réaliser quelque chose de correct là-bas.» Lorsqu’il s’agit d’aborder la préparation, le ton monte un peu. «Je n’ai pas eu une préparation adéquate ni de release digne de ce nom. D’autre part, j’ai dû composer avec des chaussures d’entraînement qui ne sont plus de la première jeunesse», fustige cette mère de deux enfants.

Aux Championnats du Commonwealth l’an dernier, Emmanuella Labonne n’a pu ramener de médaille. Elle tentera de rectifier le tir cette fois.

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