Mama Jaz: dans l’Inner Dimensions de Nduduzo Makhathini

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Le Sud-africain Nduduzo Makhathini.

Le Sud-africain Nduduzo Makhathini.

C’est avec un répertoire de choix que le coup d’envoi de la 3e édition de Mama Jaz s’ouvre ce dimanche 1er avril et ce, à partir de 18 heures au Audi Zentrum à Réduit. Pour ce premier concert, Mama Jaz accueille un sextet composé du Sud-africain Nduduzo Makhathini et du Suisse Ayanda Sikade au piano, du Suisse Fabien Iannone à la batterie, de la Sud-africaine Linda Sikhakhane à la basse, du Sudafricain Nomagugu Makhathini au saxophone et des Autrichiens Anna Widauer et Xolani Sithole au chant.

Un sextet qui promet de nous faire voyager. «Nous avons choisi de composer ce groupe de musiciens de différents horizons pour montrer que la musique n’a pas de barrière et qu’elle va au-delà de la politique et de tout ce qui nous divise. La musique, le jazz, est universelle», explique Nduduzo Makthathini, joint au téléphone en début de semaine.

«J’ai hâte de retrouver les Mauriciens»

Nduduzo Makthathini n’en est pas à sa première visite à Maurice. «Je dois être venu à Maurice une dizaine de fois. La dernière fois c’était en 2015. Je garde un très bon souvenir de ce moment et de l’énergie qui se dégageait du public. J’ai hâte de retrouver les Mauriciens», souligne-t-il.

Pouvoir de guérison de la musique

Si Nduduzo Mathathini propose du jazz, sa musique va au-delà de ce style. «Je m’intéresse surtout au pouvoir de guérison de la musique. Je m’inspire du rôle que la musique avait dans la société avant la colonisation. Je pense que la musique permet de nous transporter dans un monde où la liberté est pour tous. Ce sont des messages que nous avons besoin d’entendre, surtout en Afrique où des séquelles de notre passé sont toujours présentes. La musique est un médium de connexion qui permet de nous retrouver. Et mes recherches musicales vont dans cette direction», explique le pianiste.

Et comment se porte le jazz en Afrique ? «La scène du jazz en Afrique est vivante et ce qui est intéressant, c’est que le jazz essaie d’apporter des réponses aux questions que les gens se posent dans la société. Le jazz est un outil de changement. L’Afrique produit beaucoup de musiciens chaque année mais les lieux pour se produire sont rares. De ce fait, les artistes doivent improviser des scènes. Ils se retrouvent ainsi chez eux ou dans des églises», laisse entendre Nduduzo Makthathini.

Récompense

Le 7e album de Nduduzo Mathathini, intitulé Inner Dimensions, sorti en mai 2016, a été récompensé aux SAMA Awards 2017. «Ce trophée est l’un des plus importants d’Afrique du Sud et j’en suis honoré. Il a braqué les projecteurs sur l’album et sur notre musique. Pour moi, ce trophée représente l’unité que nous mettons en avant dans notre musique. L’unité à travers un nouveau langage musical, qui peut être compris de tous», soutient-il.

Lors de son concert dimanche, Nduduzo Mathathini et ses musiciens présenteront quelques titres d’Inner Dimensions et également quelques morceaux de leurs précédents albums. Une immersion musicale qui vaut le détour.

Demandez le programme

La 3e édition de Mama Jaz comprend quatre autres concerts qui se tiendront chaque dimanche du mois d’avril à partir de 18 heures à l’Audi Zentrum à Réduit. Voici la programmation de ce festival.

Dimanche 8 avril : Quartet Neshen Teeroovengadum

Dimanche 15 avril : Quartet Dean Nookadu

Dimanche 22 avril : Trio Desveaux-Bertin

Dimanche 29 avril : Quintet Philippe Thomas

Les billets sont en vente chez Ôtayo.

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