Secteur bancaire: avenir incertain pour la MauBank

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La MauBank continue à s’attirer les foudres alors que le gouvernement maintient le flou sur les négociations avec le groupe indien Hinduja.

La MauBank continue à s’attirer les foudres alors que le gouvernement maintient le flou sur les négociations avec le groupe indien Hinduja.

Un trou sans fond, la banque des petits copains. La MauBank continue à s’attirer les foudres alors que le gouvernement maintient le flou sur les négociations avec le groupe indien Hinduja. Annoncée pour fin mars, la concrétisation de l’accord pourrait être retardée en raison de certains aspects liés à l’actionnariat. Le groupe indien serait réticent à l’idée que l’État mauricien veuille garder le contrôle de la banque. Entre-temps, les critiques contre la gestion de cette institution bancaire reprennent de plus belle.

Plus de Rs 5 milliards. Voilà la somme injectée par l’État dans la MauBank depuis sa création en 2015 – à partir de la fusion entre la Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB) et la National Commercial Bank (NCB). «Il n’est pas possible d’utiliser l’argent public pour renflouer les caisses de la MauBank», lâche le député mauve Reza Uteem.

«Surtout après les allégations de favoritisme au sujet des prêts accordés à Rakesh Gooljaury.» Le responsable de la Commission économique du Mouvement militant mauricien (MMM), qui annonce une question parlementaire à ce sujet prochainement, soutient qu’il y a eu bel et bien mauvaise gestion et pressions politiques.

Difficile de parler de mauvaise gestion, réagit, pour sa part, Eric Ng, ancien Chairman de la Development Bank of Mauritius (DBM). Il est d’avis que la MauBank a hérité d’une situation catastrophique dès le départ avec plusieurs non performing loans de la MPCB et de la NCB (ex-Bramer Bank). Néanmoins, Eric Ng pense que le gouvernement est trop présent dans le secteur bancaire (avec la State Bank of Mauritius Ltd, la DBM et la MauBank). 

La DBM et la MauBank sont les banques dédiées aux Petites et moyennes entreprises, soit au même secteur d’activité, déplore l’économiste. «L’État devrait se débarrasser de la MauBank non sans avoir récupéré les Rs 5 milliards investies

Après avoir encouru des pertes de Rs 1,9 milliard en 2015 et de Rs 500 millions en 2016, l’établissement bancaire va mieux, en affichant des profits avant impôts de Rs 200 millions au 30 juin 2017, se classant comme la troisième banque domestique du pays. Sridhar Nagarajan, son Chief Executive Officer, a même annoncé un de meilleurs résultats pour cette année financière.

Malgré cette performance, la vente de la banque est une option privilégiée. Si les négociations avec le conglomérat indien Hinduja n’aboutissent pas, le gouvernement va devoir trouver une autre solution, affirme une source au ministère des Finances. La vente des actifs de la MauBank est envisagée dans le cadre du remboursement des emprunts contractés par le gouvernement pour rembourser les clients de la police Super Cash Back Gold.

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