Jumelle manquante: le gynécologue de Neha Sookun démissionne

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C’est à la médiclinique de Triolet que Neha Sookun a suivi son traitement. Mari et femme veulent à tout prix avoir des réponses concernant la «disparition» d’une de leurs filles.

C’est à la médiclinique de Triolet que Neha Sookun a suivi son traitement. Mari et femme veulent à tout prix avoir des réponses concernant la «disparition» d’une de leurs filles.

Nouveau rebondissement dans l’affaire des jumelles Sookun. Le gynécologue qui a suivi la maman a remis sa démission à la Santé il y a quelques jours.

Selon des sources concordantes, le ministère de la Santé a d’abord suspendu le per- mis du spécialiste d’exercer dans le privé. Cela, en raison de l’enquête qui est en cours, suivant les recommandations du Conseil des ministres, vendredi dernier.

Dans les milieux proches, on explique que le gynécologue a été d’abord transféré à l’hôpital de Flacq. La suspension de son permis n’est survenue que cette semaine.

«Le droit d’exercer dans le privé est un privilège accordé aux médecins spécialistes. Le ministère peut suspendre ce permis à n’importe quel moment, selon les besoins de l’enquête», explique-t-on. Et d’ajouter que le médecin a préféré soumettre sa démission et a fait valoir son droit à la retraite.

Par ailleurs, il y a deux jours, le couple Sookun a rencontré le directeur de l’hôpital du Nord, dans le cadre de l’enquête en cours. Ce dernier était accompagné d’un panel de médecins. «Le couple a pu fournir les preuves et a pu s’exprimer librement. Tous les éléments seront étudiés avec soin», indique-t-on.

Parallèlement, le Medical Council voudrait initier une enquête sur cette affaire. Selon nos renseignements, l’entité compte écrire au ministère de la Santé pour demander des delegated powers. Cela, en accord avec les procédures existantes concernant toute enquête sur un médecin de la fonction publique.

Selon le Dr Bhooshun Ramtohul, président de la Government Medical Consultant in Charge Association, le ministère devrait déjà agir en établissant un nouveau protocole.

«Il est temps pour Maurice de suivre le modèle international, où des radiologues font des échographies. On peut se baser sur les protocoles européens ou anglais», suggère-t-il. «Les radiologues sont des spécialistes de l’échographie, entre autres, alors que tel n’est pas le cas des gynécologues.» Et d’ajouter qu’il serait valable que ce soit des radiologues qui font des échographies à des fréquences régulières pendant la durée de la grossesse. «Il peut s’agir d’une mauvaise interprétation d’image, ce qu’on appelle le mirror effect.»

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