«L’injonction contre AKNL ressemble à un Gagging Order», confie Jean Yves Chavrimootoo

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Jean Yves Chavrimootoo est d’avis que le Groupe Currimjee est en train de toucher aux dunes de La Cambuse dans le cadre de son projet hôtelier.

Jean Yves Chavrimootoo est d’avis que le Groupe Currimjee est en train de toucher aux dunes de La Cambuse dans le cadre de son projet hôtelier.

AKNL s’est tourné, lundi, vers la Cour suprême pour demander un Stop Order contre le projet hôtelier Le Chaland. Pourquoi ?

En premier lieu, il est important de préciser que je suis avant tout un militant politique au sein de Rezistans ek Alternativ. Le parti soutient aussi le collectif AKNL. Le groupe Currimjee a fait servir une injonction en Cour suprême à plusieurs membres d’AKNL leur interdisant de dire quoi que ce soit sur le projet hôtelier en public. Cela ressemble plus à un Gagging Order pour les empêcher de parler, une forme de répression.

Rezistans ek Alternativ continue, lui, son combat contre l’accaparement des plages. Le Stop Order est nécessaire parce que l’accord qui avait été conclu entre AKNL et le groupe Currimjee n’est pas respecté.

De quelle manière ?

Le groupe est en train de toucher aux dunes de La Cambuse. Le danger est imminent pour ces dunes. Les conséquences et les effets négatifs sur la dynamique des dunes seront irréversibles si on creuse et y coule du béton. C’est un écosystème unique créé par une forte marée dans le passé et qui est, surtout, très fragile. Ce n’est pas nous qui le disons mais des experts de l’Afrique du Sud qui sont cités dans l’affidavit soumis en Cour.

L’affaire a été renvoyée au 14 mai, alors que vous dites que le danger est imminent. L’attente n’est-elle pas longue ?

L’attente est certes longue, d’autant plus qu’il y a urgence. Cependant la Cour suprême a toute son indépendance et c’est elle qui décide ce qu’elle va faire ou non. De plus, la Cour suprême est en congé en avril, il faudra donc attendre la reprise.

Il serait donc important, dans un autre temps, dans le cadre d’une réforme judiciaire, de questionner ces délais, surtout lorsqu’il s’agit d’actions qui auront un effet immédiat sur l’environnement. Peut-on encore se permettre d’attendre la fin des vacances lorsqu’il est question d’extrême urgence comme l’écologie qui concerne la survie de notre île, de notre planète ?

Que vous reste-t-il comme recours en attendant ?

Nous faisons un appel à la responsabilité des ministères concernés et qui ont surtout la charge de veiller sur notre patrimoine écologique, environnemental. Nous luttons sur tous les fronts, à nos risques et périls, et nous comptons aussi agir avec les autres militants, écologiques et politiques, pour une action dans les jours qui suivent.

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