Impact du salaire minimum: le NWCC conseillera le gouvernement sur les améliorations à apporter

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Le président du National Wage Consultative Council était face à la presse, ce mercredi 28 mars.

Le président du National Wage Consultative Council était face à la presse, ce mercredi 28 mars.

C’est en novembre que le National Wage Consultative Council (NWCC) publiera son rapport sur l’impact de l’entrée en vigueur du salaire minimum en début d’année. N’empêche qu’entre-temps, les membres comptent faire des recommandations au gouvernement. C’est ce qu’a déclaré le président Beejaye Coomar Appanna face à la presse, ce mercredi 28 mars.

«Nous allons conseiller le gouvernement sur ce qui peut être amélioré davantage. Nous n’allons pas attendre la publication de notre rapport sur l’impact du salaire minimum sur l’emploi, le salaire et la profitabilité de l’entreprise», soutient Beejaye Coomar Appanna. D’ajouter que «rien n’empêche le NWCC de soumettre des rapports intérimaires».

Un aspect qui retient l’attention du NWCC : le salaire des travailleurs à temps partiel. Depuis l’introduction du salaire minimum, ceux qui effectuent 100 heures de travail sont payés 10 % du montant que touche un employé à plein-temps, alors qu’à partir de 101 heures, ils perçoivent 7 %. «Or, l’idée du conseil était de payer 10 % pour les premières 100 heures et 7 % pour chaque heure qui s’ensuivra. On écrira au gouvernement à ce propos», indique Beejaye Coomar Appanna.

 Des soucis dans la zone franche

Quid du mécontentement des syndicats au sujet de la somme Rs 500 versée par l’État aux employés à plein-temps ? Le président du NWCC explique que les représentants des travailleurs accueillent cet argent favorablement. Sauf qu’ils estiment que seules les firmes ayant des soucis financiers auraient dû bénéficier de cette aide de l’État. «Nous allons attirer l’attention du gouvernement sur ce sujet», rassure-t-il.

Dans la zone franche également, il y aurait quelques soucis. Et notamment le fait que les employeurs continuent à déduire la même somme en guise de contribution au National Pension Fund, malgré l’introduction du salaire minimum. Le NWCC, fait comprendre Beejaye Coomar Appanna, se penche toujours sur ce problème. «Les employeurs ne sont pas contre un ajustement. Si besoin est, ils paieront les arrérages. Le gouvernement prend cela en considération», dit-il.

À noter qu’il s’agissait de la première réunion du NWCC pour l’année 2018. La prochaine se tiendra en juin. «On continue à travailler par correspondance.»    

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