Décès de Mundolene Vosloo: «Je me sens coupable…» confie sa belle-mère

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Magdalena Vosloo devra retourner en cour intermédiaire lundi 2 avril pour prendre connaissance de la sentence qui lui sera infligée.

Magdalena Vosloo devra retourner en cour intermédiaire lundi 2 avril pour prendre connaissance de la sentence qui lui sera infligée.

«What happened was a mistake… It was never my intention to hit her, it just happened.» Propos de Magdalena Vosloo après avoir été reconnue coupable de coups et blessures sur sa belle-fille, Mundolene Vosloo, ce mercredi 28 mars, en cour intermédiaire.

En revanche, la magistrate Navina Parsuramen a prononcé un verdict de non-culpabilité sous la charge de coups et blessures ayant entraîné la mort. La poursuite, a-t-elle fait ressortir, n’a pas pu établir le lien de causalité entre les coups infligés et la cause du décès de Mundolene Vosloo.

Le drame s’est joué en octobre 2016, à l’hôtel Riu Créole, au Morne. A la suite d’une dispute avec sa belle-fille, Magdalena Vosloo l’avait giflée. L’adolescente de 17 ans est décédée peu après. À l’express, Magdalena Vosloo explique qu’elle aimait Mundolene Vosloo comme si elle était sa propre fille. «For me, I also lost a child. It’s hard for me as well.»

Et de confier que pas un jour ne passe sans qu’elle ne se sente coupable. La Sud-Africaine dit toutefois pouvoir compter sur le soutien de son époux. «My husband supports me, he says he knows I’m not guilty.»

Désormais, Magdalena Vosloo n’a qu’une idée en tête : rentrer en Afrique du Sud retrouver son fils âgé de 11 ans. «I really want to go home to be with my son.» Mais avant cela, il faudra que la magistrate prononce la sentence, le lundi 2 avril.

 Crise d’épilepsie

En cour intermédiaire, aujourd’hui, la magistrate Navina Parsuramen a avancé qu’il est incontestable que la victime a reçu des coups. Elle a cité le rapport de l’autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Il avait indiqué qu’il y avait des taches de sang sur le côté droit de la bouche et les deux côtés du cerveau de la victime.

En se basant sur le rapport du Forensic Science Laboratory, le médecin légiste avait ajouté que la présence de Phenytoin a été décelée dans l’estomac et non dans le sang. «Cela explique que la personne a consommé le médicament récemment.»

De ce fait, la magistrate a tenu en considération la présence de ce médicament prescrit pour contrôler l’épilepsie. «La Cour n’écarte pas la possibilité que la victime ait fait une crise d’épilepsie le jour de son décès.»

Dans la foulée, la magistrate Parsuramen a posé une série de questions. «Is it physically possible for the accused who is of average built, to reach that part of the head given the height of the victim, 1m72cm? If the accused could reach the head of the victim, then what should have been the force of the blow applied to cause the brain to rotate?» Questions auxquelles la poursuite, représentée par Me Denis Mootoo, n’a pu répondre.

Une amende au lieu de la prison

Pour la magistrate Navina Parsuramen, il est clair que la poursuite n’a pu établir l’accusation de coups et blessures sans intention de tuer. «The Court finds that the Prosecution falls short of satisfying all elements of offense of wounds and blows causing death without intention to kill.»

Appelée à la barre, Magdalena Vosloo a présenté ses excuses à la Cour. Elle a fait une requête pour être près de son fils de 11 ans qui vit avec son père en Afrique du Sud. Son homme de loi, Me Zaredhin Jaunbaccus, a, lui, demandé à la Cour de lui imposer une amende. Faisant ressortir dans son réquisitoire que sa cliente a passé 532 jours en prison. «Dans un cas d’agression, c’est une peine d’emprisonnement de deux ans qui est imposée ou une amende, et je demande à la Cour de considérer le temps passé en prison.»

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