Licenciements à la CWA: «Le Premier ministre doit rappeler à l’ordre Collendavelloo»

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La Fédération des travailleurs unis a organisé une manifestation devant le Parlement, ce lundi 26 mars. © Priya Luckoo

La Fédération des travailleurs unis a organisé une manifestation devant le Parlement, ce lundi 26 mars. © Priya Luckoo

Cent cinquante employés de la Central Water Authority (CWA) ont reçu leur lettre de licenciement. Licenciement qui prend effet à la fin du mois de mars. Une situation que dénonce Atma Shanto : «Nous réclamons la démission du ministre Collendavelloo.»

Le négociateur syndical de la Fédération des travailleurs unis (FTU) ainsi que quelque 125 employés de la CWA ont manifesté, ce lundi 26 mars, devant l’Assemblée nationale. Une manifestation qualifiée d’illégale par la police

Le syndicaliste n’en démord pas. Le ministre Ivan Collendavelloo cause énormément de tort au pays. Atma Shanto cite notamment les licenciements au sein de la CWA et l’affaire Álvaro Sobrinho. Raison pour laquelle il demande au Premier ministre de rappeler à l’ordre son nº.2. Et si besoin est, «dir li lev paké alé!».

Atma Shanto fait ressortir que lors de la campagne électorale de 2014, l’alliance Lepep avait mis l’accent sur la création d’emplois.  Plus de trois ans après, souligne-t-il, la situation est tout autre. «Collendavelloo pé kraz travayer. Li pé fer ditor travayer sa pei-la!» Il n’en démord pas : «À présent, nous voyons le vrai visage du Muvman Liberater.»

Le directeur de la CWA égratigné

Il s’insurge contre le fait qu’aucune raison n’a été donnée dans la lettre de licenciement. Ce qui, insiste Atma Shanto, est contraire à la loi. Il égratigne, dans la foulée, le directeur général de la CWA, Yousouf Ismael.  «Il ne peut pas accepter sans broncher toutes les décisions de Collendavelloo !»

Le syndicaliste s’insurge également contre l’inaction du ministre du Travail, Soodesh Callichurn. «Il est parfaitement au courant de ce qui se passe. Mais il ne trouve pas le temps d’intervenir, voire de mettre sur pied un comité tripartite.»

Toute cela fait dire à Atma Shanto qu’il n’y a clairement pas de sécurité d’emploi à Maurice. Le FTU ne compte toutefois pas baisser les bras. «Nous allons poursuivre notre combat.» Un grand rassemblement sera organisé dans les semaines à venir, déclare le syndicaliste. Lors duquel «la démission sans réserve du Premier ministre adjoint» sera réclamée.

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