Affaire Sobrinho: «Pravind Jugnauth a raté une occasion en or pour démontrer le vrai responsable»

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Roshi Bhadain pointe du doigt l’ex-Premier ministre dans l’affaire Álvaro Sobrinho.

Roshi Bhadain pointe du doigt l’ex-Premier ministre dans l’affaire Álvaro Sobrinho.

Il a souhaité réagir sur l’institution de la commission d’enquête sur l’affaire Ameenah Gurib-Fakim par le Conseil des ministres. L’ex-ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance affirme que c’était l’occasion pour Pravind Jugnauth de démontrer que toute l’affaire Sobrinho avait débuté sous le régime travailliste. Il intervenait lors d’un point de presse, à Bagatelle, ce samedi 24 mars. En ce qui concerne le choix de demander à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) d’enquêter sur les ramifications de l’homme d’affaires, Roshi Bhadain affirme que cette institution n’inspire aucune confiance.

«Personne à Maurice ne croit dans l’indépendance de l’ICAC», a martelé le leader du Reform Party. Ce dernier a tenu à rappeler que Navin Beekary, le directeur de la commission anticorruption, avait essuyé un revers en Cour suprême en 2005. Le procès avait été intenté par Roshi Bhadain lui-même. Il a également évoqué l’affaire Euroloan dans laquelle est impliqué le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo. «Si pa apel sa cover-up kouma pu apel sa ? Ki sanla dir nou kouma l’ICAC fonksyoné ? Eski li pou kapav al fer enn lanket indépandan aster ?», se demande-t-il.

Il est revenu à la charge en affirmant que l’institution d’une commission d’enquête sur l’affaire Alvaro Sobrinho aurait été une occasion en or pour Pravind Jugnauth de montrer qui est vraiment responsable de sa venue à Maurice. Pour Roshi Bhadain, il s’agit de Navin Ramgoolam. Pour soutenir ses propos, le leader du Reform Party a présenté un Memorandum of Understanding (MoU) signé entre la Financial Services Commission (FSC) et son équivalent angolais. «La FSC ne peut signer de MoU sans l’accord du gouvernement, il y aurait eu l’apposition de Navin Ramgoolam. Sur quoi ce dernier s’est-il basé pour signer un MoU avec un pays comme l’Angola ?». Et de poursuivre qu’avec les casseroles que traînent l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth et maintenant, l’ex-présidente de la République, «c’est la crédibilité et la réputation de Maurice qui sont affectées».

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Un nouveau scandale défraie la chronique depuis le mercredi 28 février à Maurice. Cette fois-ci cela concerne ni plus ni moins la garante de notre Constitution, son excellence Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République. Elle a dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, entre autres, sur une carte de crédit Platinum offerte par la Planet Earth Institute, la fondation d’Álvaro Sobrinho, homme d’affaires angolais hautement controversé. Retrouvez tous les articles concernant cette affaire dans notre dossier spécial : Platinum Card. Une enquête exclusive de l’express.

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