Droit des handicapés: Edycs Epilepsy Group forme les journalistes de Rodrigues

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Photo de groupe à la fin de la formation des journalistes de Rodrigues, le 21 mars, à Port-Mathurin.

Photo de groupe à la fin de la formation des journalistes de Rodrigues, le 21 mars, à Port-Mathurin.

Une délégation des associations Africa Disability Alliance (ADA) et Edycs Epilepsy Group était de passage à Rodrigues cette semaine. Le but : former les journalistes au droit des handicapés et les conscientiser sur le fonctionnement de leurs associations au niveau de l’Afrique, Maurice et Rodrigues. Une formation d’une journée qui s’est tenue le 21 mars, à Port-Mathurin. 

Une conférence régionale sur les besoins des personnes avec un handicap devrait aussi avoir lieu à Maurice bientôt. Une ébauche de loi, l’Africa Disability Law, sera éventuellement ratifiée par 15 pays d’Afrique avant la fin de 2018.

Selon Mpho Ndebele, Programme Director and International Relations au sein d’ADA, l’association travaille directement avec les chefs d’États africains et a le soutien financier de l’Union européenne. «Nous demandons à tous les pays d’Afrique de ratifier cette loi. L’île Maurice a déjà une ébauche d’un Disability Bill qui sera présenté à l’Assemblée nationale bientôt. Edycs est affilié à une organisation panafricaine avec laquelle des consultations ont déjà débuté depuis 2017.» 

Une convention qui ne répond pas aux besoins africains

Des rencontres ont déjà eu lieu entre l’ONG et les ambassades d’Egypte et de Madagascar. D’autres sont prévues avec celles de l’Ouganda et du Sénégal, avant la tenue du Pan-African Parliament en mai de cette année.
 
Pourquoi un protocole africain ? Mpho Ndebele explique. «La République de Maurice est déjà signataire de la convention internationale. Cependant, celle-ci ne répond pas vraiment aux réalités africaines. Elle ne répond qu’aux besoins européens. Il faut une valorisation des droits fondamentaux des personnes avec un handicap dans leur pays spécifique. Il y a une responsabilité des entreprises d’employer un certain nombre de handicapés, mais qu’en est-il du secteur public ?» 
 
Pour sa part, Thamsanqa Ncube, Director Finance and Operations, soutient que la stratégie des medias dans cette prise de conscience est très importante. «C’est aux medias de faire passer le message afin que tout le monde puisse comprendre ce qu’est un handicap.»

Manque d’équipements

Saluant les efforts de Maurice, elle souligne que l’île est «on the right track» et que les handicapés doivent sentir qu’ils ne sont pas exclus de la société mauricienne. Rajoutant que «notre regard et notre comportement vis-à-vis de ces personnes doivent être positifs». 

Une question pertinente mérite réflexion. Existe-il des structures adéquates pour soutenir les handicapés qui se retrouveront seuls à un moment donné, par exemple en cas de décès de la personne qui s’occupait d’eux ? Youssouf Mahmad Noormamode, le président d’Edycs et Deputy Chair of ADA, explique qu’il est nécessaire de mettre en place une Disability Authority à Maurice. 

«Le gouvernement mauricien et les 15 autres pays d’Afrique devront répondre à l’Union africaine pour l’implémentation du protocole», dit-il. Soulignant qu’il est important de partager les connaissances. Avant de conclure que la plus grande difficulté à Rodrigues est le manque d’équipements.

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