Salaire minimum: 400 firmes risquent des poursuites

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Depuis janvier, les fonctionnaires du ministère du Travail ont effectué pas moins de 2 000 inspections dans des entreprises, dont celles évoluant dans le secteur textile.

Depuis janvier, les fonctionnaires du ministère du Travail ont effectué pas moins de 2 000 inspections dans des entreprises, dont celles évoluant dans le secteur textile.

Bonne prise de la part des éléments de la Flying Squad du ministère du Travail. De janvier à ce jour, ils ont épinglé 400 entreprises pour non-respect de l’application du salaire minimum. Celles-ci ont jusqu’à la fin du mois pour faire les ajustements salariaux nécessaires, faute de quoi elles seront passibles de poursuites. Notamment d’une amende de Rs 50 000.

À ce jour, une Notice of Non-Compliance a été servie aux propriétaires de ces entreprises. Et celles-ci ont accepté d’obtempérer. «Elles ont accepté d’appliquer le salaire minimum», a déclaré à l’express, ce mercredi 21 mars, un haut cadre du ministère du Travail.

Depuis janvier, les fonctionnaires du ministère ont effectué pas moins de 2 000 inspections dans des hôtels, restaurants, bureaux de notaires, bureaux d’avoués, salles de cinéma, compagnies de nettoyage, grandes surfaces, entreprises de textile spécialisées dans l’exportation ou encore dans des petites et moyennes entreprises. Environ 1 600 firmes ont reçu la visite des éléments de la Flying Squad depuis le début de l’année.

«Nous avons constaté que 80 % de ces entreprises ont répondu favorablement à l’appel du gouvernement pour l’application du salaire minimum, à compter de janvier 2018. Les 20 % restants ont accepté de faire les ajustements nécessaires à la fin du mois de mars», fait ressortir ce fonctionnaire.

Sollicité, Faizal Ally Beegun, syndicaliste et représentant des ouvriers de la zone franche, insiste pour que le ministère fasse pression sur les entreprises qui refusent d’obtempérer. Des travailleurs étrangers sont pénalisés, déplore-t-il, car certains employeurs déduisent du salaire minimum l’allocation de nourriture et le loyer des dortoirs. «Ce n’est pas logique. Ces ouvriers étrangers iront dans la rue un jour pour protester contre une telle situation. Le ministère du Travail aura alors à assumer ses responsabilités.»

Il devait aussi affirmer qu’il était question que ces travailleurs touchent un salaire de base de Rs 8 140. Et qu’avec les ajustements, ils devaient toucher un salaire de Rs 9 000. «Ce n’est pas le cas. Je déplore cette situation», s’insurge le syndicaliste. D’ajouter qu’il ne serait pas étonnant que ces ouvriers étrangers refusent que leurs contrats soient renouvelés à l’avenir.

Interrogé à propos des griefs des travailleurs étrangers, le haut responsable du ministère du Travail explique que la loi est ainsi faite pour ce qui est des travailleurs étrangers. «Le loyer et l’allocation de nourriture sont déduits du salaire minimum.» Cependant, il souligne que ces déductions ne doivent pas dépasser le plafond de Rs 2 500 pour chaque employé. Si c’est le cas, l’employeur aura à rembourser le travail- leur étranger concerné, insiste-t-il.

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