Traitement inhumain: Rs 1,4M à 14 téléopératrices 11 ans après

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Les téléopératrices réclamaient chacune Rs 1 million à la MCIT et à l’État devant la Cour suprême.

Les téléopératrices réclamaient chacune Rs 1 million à la MCIT et à l’État devant la Cour suprême.

Rs 100 000. C’est le dédommagement que recevront chacune des 14 employées d’un centre d’appels à Ébène. Elles réclamaient Rs 1 million à l’État et à trois éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT) pour traitement inhumain subi en 2007.

L’affaire a été appelée, le mardi 20 mars, en Cour suprême devant le juge Asraf Caunhye. Les deux parties ont ainsi trouvé un accord, presque onze ans après.

Les faits se sont déroulés le 8 octobre 2007. Vers 15 h 30, une collègue rapporte à la direction que son portable a disparu. Elle alerte également sa sœur qui est membre de la MCIT. Le travail est interrompu et une fouille des effets personnels des employés est alors effectuée. Sans succès. Le portable est toujours introuvable.

Fouille corporelle

Le lendemain, la sœur de l’employée qui a perdu son portable se rend dans les bureaux du centre d’appels en compagnie de deux collègues de la MCIT. 14 téléopératrices sont alors emmenées dans les locaux de la MCIT à Port-Louis. Elles sont placées dans une salle vitrée et subissent une fouille corporelle. Elles ont été contraintes de se dévêtir.

Dans leurs plaintes, elles reprochent aux policières d’avoir touché leurs parties intimes lors de la fouille, alors que certaines étaient enceintes. Les 14 employées soutiennent aussi que des personnes de l’immeuble voisin pouvaient voir ce qui se passait dans la salle vitrée. 

Les défendeurs ont accepté d’offrir à chacun des 14 téléopératrices la somme de Rs 100 000. Les plaignantes ont accepté l’offre et le procès a été rayé.

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