Journée mondiale: ces jeunes qui ont tout quitté pour le social

Avec le soutien de

Aider les enfants malades

«J’avais un rêve à 15 ans. Le clip de We are the world avec Michael Jackson tournait en boucle dans ma tête. Je devais développer une action sociale à mon niveau», confie Karan Juglall, 25 ans. Fondateur de Enn rev, enn sourir, association de soutien pour les enfants nécessitant des interventions chirurgicales, il s’est inspiré de personnalités telles que Mère Teresa ou Nelson Mandela.

Il commence à rédiger son projet d’ONG dès son adolescence. Suivant les traces de son père, ancien membre du Human Service Trust, et son grand-père, activiste à Vallée-Pitot, il est touché par ces parents devant faire l’aumône pour collecter des fonds pour leurs enfants malades. Voulant éliminer cela, il commence à faire du bénévolat, ce qui renforce son engouement.

Entre-temps, il intègre le monde professionnel. «J’avais deux jobs dans la vente et le marketing. J’étais confortable financièrement. Mais ça ne me rendait pas heureux. J’ai tout quitté pour le social.» Le 25 décembre 2016, il fonde l’association. À ce jour, cette dernière a procédé à plus d’une cinquantaine d’interventions pour des enfants en collaboration avec des médecins spécialisés d’une clinique.

«Fabuleux de voir la transformation d’une personne»

Annelise Pigeot, 33 ans, est gestionnaire du Pont du Tamarinier. Elle accompagne socialement 115 familles démunies à Rivière-Noire, notamment dans les villages de Tamarinier, Bougainvilliers et Carré d’As. «J’étais très active dans le social après le collège et faisais aussi partie des scouts. J’ai ensuite fait des études en Australie en community welfare et ai travaillé pour des ONG là-bas.»

Rentrant à Maurice en 2014, Annelise Pigeot intègre le Centre de solidarité quelque temps plus tard. En avril 2016, elle travaille au Pont du Tamarinier. «Nous avons un projet axé sur l’éducation. C’est notre façon de réduire la pauvreté et d’encourager à l’entrepreneuriat. C’est fabuleux de voir la transformation d’une personne, qui ne savait ni lire ni écrire avant, mais gère aujourd’hui une tabagie.»

Soutenir les mères

Mohsin Nujuraully, 26 ans, est le fondateur de Jeunes étudiants mauriciens. L’association a été créée en 2013 pour regrouper les universitaires et développer leur leadership, combattre la pauvreté en soutenant les mères et mettre l’accent sur l’éducation des enfants nécessiteux. «Nous avons introduit le projet Sponsor a child pour soutenir son éducation. Par exemple, les enfants des écoles de la Zone d’éducation prioritaire nécessitent une attention particulière sur le plan pédagogique et social. En sus des classes de soutien, nous leur apportons des vêtements et un repas.»

Comptant une trentaine de membres, l’organisation travaille actuellement sur un projet de valorisation de la femme, et notamment des mères. «C’est instinctif. Le travail social est un moyen pour moi de faire montre de générosité d’âme.»

«Un grand besoin de motiver les jeunes»

Cette volonté de fer anime également Pooja Gopee (2e à g.), 30 ans, coordinatrice d’Inclusion Mauritius. Inspirée par sa tante sourde-muette depuis son enfance, elle voulait soutenir les personnes sujettes à handicap. «Je veux leur donner de la valeur, axer sur les besoins particuliers, ne pas se limiter juste à des cours d’artisanat, entre autres.»

Bénévole dès le collège, elle a effectué une licence en sciences politiques et une maîtrise en Public Policy and Administration. Coordinatrice au British Council pour l’Afrique, elle est fascinée par l’intégration des handicapés au sein de cette institution dans le monde. Intégrant ensuite Inclusion Mauritius, une fédération qui regroupe 12 ONG pour les personnes sujettes à une déficience intellectuelle, elle a pour rôle de rédiger des projets pour leur bénéfice.

Pooja Gopee assure également la coordination des activités. «Il y a un grand besoin de motiver les jeunes. Nous accompagnons également les employeurs pour une meilleure intégration des personnes handicapées. J’éprouve une telle satisfaction. Tous les jours, c’est un défi.»

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