Enseignement supérieur: l’UoM se lance dans l’info-divertissement

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L’université de Maurice envisage de créer une start-up pour la postproduction de films.

L’université de Maurice envisage de créer une start-up pour la postproduction de films.

Les réalisateurs étrangers ne trouvent pas les compétences nécessaires dans la postproduction dans l’île. L’université de Maurice cherche donc à se positionner dans ce créneau.

Du cinéma Made in Japan. C’est ce que propose l’auditorium Octave Wiéhé, à Réduit, ce lundi 19 mars. Sauf que l’intérêt de l’université de Maurice (UoM) pour le cinéma va bien au-delà des séances, affirme Mohammad Issack Santally, Pro-Vice Chancellor (Planning and Ressources) à l’UoM. Parmi les projets de l’établissement, figure un incubateur de startup dans le domaine de la postproduction de films. Cela concerne le montage, les effets spéciaux ou encore le traitement des images et du son une fois le tournage terminé.

«Pour le moment, les réalisateurs qui tournent à Maurice rentrent dans leur pays pour la postproduction, parce qu’ils ne trouvent pas les compétences nécessaires dans ce domaine ici», explique Mohammad Issack Santally. La fabrication d’un film comprend trois phases : la préproduction, le tournage et la postproduction. «D’autres institutions, comme l’Open University, sont déjà présentes dans la préproduction. À l’UoM, nous souhaitons nous positionner dans la postproduction. Il y a un manque de ce côté-là.»

Il rappelle que le Board of Investment (aujourd’hui englobé dans l’Economic Development Board) accorde le Film Rebate Scheme, jusqu’à 40 % de réductions sur les dépenses de tournage effectuées à Maurice. De souligner que ces rabais concernent les trois phases de production d’un film. «Pour l’instant, seules les deux premières étapes sont concernées par le Film Rebate Scheme», indique-t-il. «Il faut donc commencer par le capacity building, monter des cours de formation

Former les formateurs

Le Pro-Vice Chancellor (Planning and Ressources) indique que l’UoM travaille avec divers partenaires, en Inde, en France, «tous ceux qui veulent nous aider», pour avancer dans ce secteur. Première étape : former les formateurs. Suivie de la «création d’une start-up, avec des élèves épaulés par les enseignants, pour faire de la postproduction». Mohammad Issack Santally précise que l’UoM va booster cette éventuelle société privée, «car elle va regrouper des éléments issus de l’institution».

Pour l’instant, l’incubateur concerne le secteur des technologies numériques. Des étudiants planchent déjà sur des projets, concernant «the Internet of things», avec le National Productivity and Competitiveness Council pour résoudre des problèmes rencontrés par des petites et moyennes entreprises. Les moyens disponibles servent à équiper un laboratoire. En espérant que le prochain Budget donnera les moyens à l’université de creuser le secteur.

Les questions de «qui veut gagner des millions ?» préparées par l’UoM

«Qui veut gagner des millions ?» est un jeu télévisé à succès international. La version locale sera présentée par l’animatrice de la MBC Sandra Mayotte. «C’est l’université qui fait les questions. Nous travaillons avec la société de production et la MBC pour la préparation des 2 300 questions qui seront diffusées. Un groupe de 30 chargés de cours contribue à une banque de questions», indique Mohammad Issack Santally. Dans le cadre de l’accord avec la société de production de l’émission, Sony Pictures, il est prévu qu’elle aide l’UoM à développer des activités d’info-divertissement.

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