Démission de la présidente: «Tou korek !» dit SAJ

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Le ministre mentor se trouvait hier, dimanche 18 mars, au centre Indira Gandhi pour les célébrations de la fête Ougadi.

Le ministre mentor se trouvait hier, dimanche 18 mars, au centre Indira Gandhi pour les célébrations de la fête Ougadi.

Tout est bien qui finit bien ? En tout cas, pour le ministre mentor, sir Anerood Jugnauth (SAJ), «tou inn terminn très bien». Il s’exprimait hier, dimanche 18 mars, sur l’annonce de la démission de la présidente de la République, après le bras de fer qu’elle a engagé avec le Premier ministre dans le sillage de l’affaire Platinum Card.

SAJ, qui se trouvait au centre Indira Gandhi pour les célébrations de la fête Ougadi, a toutefois refusé de s’étaler sur cette affaire. Et encore moins sur la décision de la présidente de mettre sur pied une commission d’enquête sur les affaires Álvaro Sobrinho et Platinum Card, vendredi 16 mars. «Komié dimounn inn koz lor la. Ki mo pou kozé ankor», a lancé le ministre mentor.

C’est le vendredi 23 mars qu’Ameenah Gurib-Fakim quittera Le Réduit. La présidente de la République a envoyé une lettre en ce sens à la Speaker, Maya Hanoomanjee, samedi 17 mars.

L’annonce de sa démission est intervenue un jour après qu’elle a mis sur pied la commission d’enquête. La présidence de la Republique avait, en effet, émis un communiqué y relatif vendredi 16 mars. Quelques heures après, c’est le Prime Minister’s Office qui publiait un communiqué pour expliquer que la chef de l’État avait commis une «violation grave de l’article 64 de la Constitution». Et que que l’acte de la présidente est «juridiquement nul et non avenu».

De son côté, le Leading Counsel du panel juridique de la présidente, Me Yousuf Mohamed, a avancé que c’est «dans l’intérêt supérieur du pays» qu’elle a pris cette décision. «Elle ne veut pas faire souffrir le pays ni l’économie en tant que patriote, en tant que Head of State.»

Ameenah Gurib-Fakim a-t-elle subi une quelconque pression ? Non, répond le ministre Anil Gayan. «Le gouvernement n’a exercé aucune pression pour qu’elle parte», insiste-t-il.

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Un nouveau scandale défraie la chronique depuis le mercredi 28 février à Maurice. Cette fois-ci cela concerne ni plus ni moins la garante de notre Constitution, son excellence Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République. Elle a dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, entre autres, sur une carte de crédit Platinum offerte par la Planet Earth Institute, la fondation d’Álvaro Sobrinho, homme d’affaires angolais hautement controversé. Retrouvez tous les articles concernant cette affaire dans notre dossier spécial : Platinum Card. Une enquête exclusive de l’express.

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