Dommages moraux de Rs 500 M: «On n’a commis aucune violation de confidentialité», dit la Barclays Bank

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La présidente estime que la divulgation de ses transactions bancaires lui a causé un grand préjudice.

La présidente estime que la divulgation de ses transactions bancaires lui a causé un grand préjudice.

La Barclays Bank contre-attaque. Elle dément toutes les allégations portées à son encontre par la présidente de la République, qui lui réclame des dédommagements de Rs 500 millions. «Non, nous n’avons commis aucune violation de la loi ou quelque violation de clause de confidentialité», a déclaré l’établissement bancaire. Celui-ci a fait servir une «notice», vendredi, pour répliquer à la mise en demeure d’Ameenah Gurib-Fakim. Ce, par le biais de son avoué, Sivakumaren Mardemootoo.

«The Barclays Bank denies being indebted to you in any sum», peut-on lire dans le document dans lequel la banque affirme que cette réclamation de dommages moraux est sans fondement, vexatoire, et frivole. 

Barclays Bank a également signalé son intention d’aller de l’avant avec toute cette affaire si Ameenah Gurib-Fakim procède avec une plainte. «I shall file a counter-claim against you for frivolous, vexatious and malicious accusation against it», poursuit la banque. Celle-ci, toujours par le biais de son avoué, désavoue catégoriquement les propos de la présidente qui affirme, elle, que l’établissement a failli dans sa tâche de maintenir la clause de confidentialité sur les relevés bancaires et autres informations. 

L’établissement bancaire a, dans la même foulée, nié les propos de la plaignante, qui avait fait ressortir que les informations personnelles concernant ses transactions bancaires avaient été divulguées à la presse et au grand public. Un fait qui, avait-t-elle soutenu, a porté atteinte à sa réputation et à son intégrité. 

De son côté, la présidente de la République confirme avoir accusé réception de la «notice» le jour de son émission. 
 

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Un nouveau scandale défraie la chronique depuis le mercredi 28 février à Maurice. Cette fois-ci cela concerne ni plus ni moins la garante de notre Constitution, son excellence Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République. Elle a dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, entre autres, sur une carte de crédit Platinum offerte par la Planet Earth Institute, la fondation d’Álvaro Sobrinho, homme d’affaires angolais hautement controversé. Retrouvez tous les articles concernant cette affaire dans notre dossier spécial : Platinum Card. Une enquête exclusive de l’express.

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