Démission de la présidente : Pravind Jugnauth n’a reçu aucune communication de la Speaker

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Le Premier ministre, ce samedi 17 mars, à 17 h 45 n’a pas encore vu la démission d’Ameenah Gurib-Fakim.

Le Premier ministre, ce samedi 17 mars, à 17 h 45 n’a pas encore vu la démission d’Ameenah Gurib-Fakim.

Il a d’abord fait un détour par l’hygiène de vie et Ramgoolam, notamment, avant d’arriver au sujet du jour. «Je n’ai reçu aucune communication de la Speaker» de l'Assemblée nationale, déclare Pravind Jugnauth, à l'occasion de l'inauguration du nouveau village hall à Bois-Chéri ce samedi 17 mars. Alors que l’on vient tout juste d’apprendre la démission de la présidente Gurib-Fakim, le Premier ministre dit ne pas dépendre des paroles de x, y ou z. «Et si elle a à démissionner, pourquoi passer par son avocat ?» Il lui demande d’affronter et avance qu’il avait l’intention de rendre publics les reproches qu’il a à lui faire la semaine prochaine.

«Un président n’a pas droit de nommer une commission d'enquête. C’est un viol de la Constitution», estime Pravind Jugnauth. Il menace au passage «ceux qui sont complices d’actes illégaux, c’est un délit criminel». Il affirme que «Ramgoolam aujourd'hui est devenu le plus grand conseiller et défenseur» d’Ameenah Gurib-Fakim.

Mais tant qu’il ne voit pas sa démission «noir sur blanc», il ne fera pas d’autres commentaires.

Quant à Ivan Collendavelloo, le vice-Premier ministre et fervent défenseur de la présidente s’est contenté de dire que «l'opposition et les journaux font leur boulot, c'est bien». «Il n'y a pas de développement sans l'unité, il faut oublier les crises dans le pays», lance-t-il uniquement. Dans une déclaration à la presse, il a laconiquement laissé la parole au Premier ministre. «Le gouvernement c'est une seule voix.»

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Un nouveau scandale défraie la chronique depuis le mercredi 28 février à Maurice. Cette fois-ci cela concerne ni plus ni moins la garante de notre Constitution, son excellence Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République. Elle a dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, entre autres, sur une carte de crédit Platinum offerte par la Planet Earth Institute, la fondation d’Álvaro Sobrinho, homme d’affaires angolais hautement controversé. Retrouvez tous les articles concernant cette affaire dans notre dossier spécial : Platinum Card. Une enquête exclusive de l’express.

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