Triangle de Chamarel: l’Association socioculturelle rastafari fera appel

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Le Tabernacle, lieu de culte des rastafaris, est situé dans le Triangle de Chamarel, terres sur lesquelles Case Noyale Ltée cherche à aménager des aires de stationnement.

Le Tabernacle, lieu de culte des rastafaris, est situé dans le Triangle de Chamarel, terres sur lesquelles Case Noyale Ltée cherche à aménager des aires de stationnement.

L’Association socioculturelle rastafari ne rend pas les armes. Elle fera appel du jugement de la Cour suprême qui a sommé les rastafaris d’évacuer le terrain qu’ils occupent dans le Triangle de Chamarel d’ici à la fin de mai 2018.

C’est ce qui est ressorti d’une conférence de presse de l’Association socioculturelle rastafari au centre social Marie Reine de la Paix à Port-Louis ce jeudi 15 mars. Le litige oppose l’association à Case Noyale Ltée, entité de la Compagnie sucrière de Bel-Ombre.

La raison du litige

Le lieu de culte des rastafaris, le Tabernacle, se situe dans le Triangle de Chamarel. Or Case Noyale Ltée avait débuté des procédures pour déloger les rastafaris, arguant qu’ils occupent illégalement ces terres où elle souhaite aménager des aires de stationnement. La Cour suprême a, elle, donné gain de cause à la Compagnie sucrière de Bel-Ombre.

«Nou pe dir Case Noyale Ltée trouv enn solision pasifik», déclare José Rose, porte-parole de l’Association socioculturelle rastafari. «Le juge doit savoir que nous les descendants d’esclaves nous avons une histoire orale qui n’est pas racontée dans les livres.»

La présence des ancêtres

Durant le procès, les rastafaris avaient soutenu que leurs ancêtres étaient présents sur ce lieu depuis 450 ans. Or, avait fait remarquer le juge, «cela nous ramène en 1568. Selon les livres sur l’histoire, les Français avaient pris possession de Maurice en 1715 et des colons avaient immigré en 1721. Alors, les allégations de l’association selon lesquelles leurs ancêtres occupaient le terrain, soit en 1567 ou 1667, ne sont pas correctes».

José Rose affirme qu’il y aurait eu une erreur dans les documents de l’Association socioculturelle rastafari, faisant passer 350 ans de présence de marrons à Chamarel à 450 ans.

Dédommagement

Pour José Rose, l’heure de la reconnaissance a sonné. L’heure du dédommagement aussi. Au cas contraire, une manifestation dans les rues n’est pas à écarter.

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