Facettes cachées de….Cassam Uteem: «Que Maurice devienne un modèle du vivre-ensemble»

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Cassam Uteem en compagnie de ses dix petits-enfants.

Cassam Uteem en compagnie de ses dix petits-enfants.

Cassam Uteem est un des rares présidents de la République à avoir fait l’unanimité et à avoir démissionné sur une question de principe. À la veille du 50e anniversaire de l’Indépendance de notre île, nous l’avons sondé. C’est un homme serein qui a accompli la mission qu’il s’était fixée.

Vous pensez quoi des secousses entourant la présidente ?

Vous m’excuserez de ne pas répondre à votre question concernant la présidente. Je ne compte pas déroger à mes principes de ne jamais commenter publiquement les faits et gestes de mes successeurs à la State House.

À la veille du 50e anniversaire de l’Indépendance, quels sont vos souhaits pour le pays ?

Ils sont nombreux, mais j’essaierai de les résumer en quelques phrases. Je souhaite d’abord au pays le progrès dans la paix, à ses dirigeants la détermination et la sagesse d’oeuvrer pour un développement économique plus humain, à sa jeunesse l’ambition de viser haut et loin, à la population qu’elle apprenne à célébrer la diversité dans le respect et l’unité. Et, enfin, mon souhait le plus cher est qu’on arrive à construire une société plus juste, plus inclusive et plus solidaire qui ferait de notre pays un vrai modèle du vivre-ensemble.

Que faites-vous durant votre temps libre et durant les week-ends ?

Je suis très casanier et durant mon temps libre, en jours de semaine comme en week-ends, bien au chaud chez moi, je m’adonne à mon activité de prédilection, qui est la lecture. Quelquefois, pour imiter mes petits-enfants et être à la page, je surfe sur le Net.

Parlez-nous de votre famille.

Nous avons deux enfants, une fille, Dilshaad, qui est fonctionnaire, et un garçon, Muhammad Reza, avocat d’affaires et député. Nous avons aussi le bonheur d’être grands-parents de dix petits-enfants – cinq petites filles, cinq petits-fils. Le fils et la fille de notre défunt fils Oomar habitent Paris et y poursuivent des études universitaires. Les huit autres, âgés entre 5 et 13 ans, vivent à Maurice. Je dois ajouter qu’ils contribuent à agrémenter notre quotidien, celui de mon épouse et le mien.

Cuisinez-vous ?

Plus maintenant. Je le faisais lorsque j’étais étudiant à Paris.

Gourmand ou gourmet ?

Gourmet, mais plus souvent, hélas gourmand !

Un péché mignon ?

Du ‘cola’ light, pour se donner bonne conscience aussi.

Pratiquez-vous du sport ? Lesquels ?

Je faisais autrefois de la marche en plein air, mais depuis quelque temps, je le fais à l’intérieur de la maison sur un treadmill.

Quels livres lisez-vous actuellement ?

Je lis plusieurs livres à la fois. Je vous en citerai deux : Mémoires de l’Esclavage et Créolité de Sandra Carmignani et I, the citizen du Dr R. Balasubramaniam.

Quels sont vos auteurs mauriciens préférés ?

Je n’ai pas de préférence. J’essaie autant que possible de faire l’acquisition des oeuvres d’auteurs mauriciens en anglais, créole-mauricien et français et je prends toujours plaisir à les lire toutes, même s’il est vrai que la qualité de l’écriture varie d’un auteur à un autre. Nous avons des auteurs chevronnés, mondialement connus et des débutants prometteurs et entre les deux, une pléiade d’écrivains et de poètes qui méritent tout notre encouragement.

Qu’écoutez-vous à la radio ?

L’information sur RFI et quelques rares interviews sur des radios privées.

Et la télévision ?

Les matchs de foot de la Ligue anglaise en particulier et certains documentaires. De temps en temps un bon film.

Quel type de musique écoutez-vous ?

Différents types de musique classique et moderne, mais surtout de la bonne musique indienne, particulièrement des ghazals et quelquefois des qawwals.

Pour vous, c’est quoi le bonheur ?

Le bonheur, pour moi, c’est d’être en paix avec soi-même. C’est aussi le sentiment d’avoir contribué à rendre les autres heureux et enfin, la satisfaction du travail bien fait et du devoir accompli.

Qu’auriez-vous souhaité réaliser avant de quitter ce monde?

Le temps des réalisations matérielles est derrière moi. J’attends l’heure du départ, qui ne saurait tarder et la grâce du Seigneur avec une conscience apaisée, un esprit serein et le sentiment de la mission accomplie.

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