Vita Grain introduit la riziculture Maurice

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L’ex-ministre de l’Agriculture Satish Faugoo et la liaison manager Harish Ramphul avaient fondé de grands espoirs sur le développement de la riziculture à Maurice.

L’ex-ministre de l’Agriculture Satish Faugoo et la liaison manager Harish Ramphul avaient fondé de grands espoirs sur le développement de la riziculture à Maurice.

Il y a 9 ans, le 9 mars 2009

Le 9 mars 2009 est annoncé un projet qui suscite beaucoup d’espoirs à l’époque : le début de la culture du riz à Maurice. En effet, Graeme Robertson, le président de Vita Grain une société basée à Singapour rencontre Satish Faugoo, le ministre mauricien de l’Agriculture et signe une convention. « Vita Grain compte investir 30 millions de dollars pour cultiver des semences de riz hybride à Maurice sur une superficie atteignant 2000 hectares », écrit l’express.

Harish Ramphul, liaison manager au ministère de l’Agriculture, déclare « Le projet Vita Grain a une portée historique, car pour la première fois, le riz pourra remplacer la canne à sucre à Maurice. » De son côté, le Dr Ng Kee Kong, directeur du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) avance que douze variétés de semences sont sous culture expérimentale à l’institut de recherches. « On va voir quelle variété s’adapte le mieux au sol mauricien et ensuite on choisira la variété à cultiver », dit-il.

Il est, alors, prévu que la riziculture débute sur une superficie de 500 hectares sur les terres de Rose-Belle Sugar Estate. Il est estimé que le riz hybride permettrait une récolte de 10 à 12 tonnes de semences de riz par hectare. Le ministre Satish Faugoo est enthousiaste. Il prévoit que « la production des semences de riz hybride permettra non seulement de rendre Maurice autosuffisante en riz, mais aussi d’exporter les semences vers les pays de la région. »

La culture des semences débute quelque temps après. En 2012, a lieu la première récolte et en 2015, elle est de 668 tonnes. Puis, c’est la chute dans le volume de riz récolté. En 2016, les riziculteurs ne récoltent que 334 tonnes. En cette même année, la superficie de terres sous culture de riz est 161 hectares. Elle est réduite à 55 hectares en 2017.

Les operateurs expliquent cette baisse dans la quantité produite par la réduction de la superficie sous culture de riz. A noter, également, que la plus grande partie de la production rizicole était exportée. Sur le marche local, le Vita Rice est, alors,  vendu à un prix relativement élevée, soit Rs 80 les 500 grammes. Ce prix est ensuite ramené à Rs 50 pour la même quantité en 2016.

A ce jour, tous les espoirs suscités par le début de la riziculture, il y a neuf ans, se sont estompés. Maurice importe toujours, en grande quantité, cette denrée de base qu’est le riz.

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