Journée internationale de la femme à La Réunion: cherchez l’intruse…

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La Une du «Quotidien de La Réunion», montrant une photo d’Ameenah Gurib-Fakim.

La Une du «Quotidien de La Réunion», montrant une photo d’Ameenah Gurib-Fakim.

Grande a été la surprise des Réunionnais de découvrir, ce jeudi 8 mars, en Une du Quotidien de La Réunion, la photo d’une unique Mauricienne aux côtés de plusieurs dames qui «font avancer la Réunion». La surprise prend un goût amer quand l’on regarde la Mauricienne en question de plus près : il s’agit ni plus ni moins d’Ameenah Gurib-Fakim, la présidente controversée du pays !

«Mais que fait-elle parmi nous celle-là ?» sont les premiers commentaires de ceux qui ont vu la Une du journal. Une journaliste de l’île soeur, qui nous a signalé cette «anomalie journalistique», trouve inconcevable qu’elle «ne parle pas à Maurice, surtout à la suite des révélations fracassantes de l’express, mais qu’elle vienne faire sa com ici, à La Réunion, en essayant de nous vendre son parcours apparemment sans faute».

Selon elle, la réponse se trouve dans l’interview hyper complaisante de Mme Gurib-Fakim en page intérieure, interview réalisée par un journaliste réunionnais et un reporter mauricien. Les deux l’interrogent sur les choses les plus banales (99 % de l’interview) et finalement une question sur l’affaire Platinum Card révélée par l’express et sur laquelle elle ne dit rien. «Il y a des femmes d’exception partout (...) Je rêvais de sortir de mon village» sont l’essentiel du message de cette interview qui est interprétée, à l’île soeur, comme un faux pas parmi les femmes qui vraiment font honneur à La Réunion. 

«Coming out»

À Maurice, Ameenah Gurib-Fakim a fait son «coming out» hier, mercredi 7 mars, au Réduit en expliquant qu’elle avait tout remboursé en mars 2017 alors que les nombreux achats avaient été effectués en 2016. Elle a ainsi non seulement avoué avoir utilisé la carte Platimum de la Barclays Bank, mais aussi avoir bénéficié de crédit en remboursant bien plus tard.

Elle a cru utile de lier son cas à la Journée internationale de la Femme, sous le regard d’Ivan Collendavelloo. Sauf que cela n’est pas au goût des Mauriciennes non plus, à lire les commentaires qui nous parviennent.

Une chose est sûre : la présidente ne va pas partir d’elle-même, elle va s’accrocher à tout, y compris aux propagandistes et plateformes de la région, afin de réparer son image. Elle compte aussi sur une trêve, à l’approche du 12 mars, pour se faire oublier.

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