Début de la mobilisation estudiantine de 1975

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Il y a 43 ans, le 7 mars 1975

Le 7 mars 1975, les medias font état de la manière dont les membres du Students Literary Club ( SLC) ont célébré le deuxième anniversaire de leur association. La veille, une vingtaine d’étudiants rencontrent des journalistes au Collège Lorette de Port-Louis. Pendant 45 minutes, six dirigeants du SLC évoquent les griefs des collégiens et partagent leur vision de la société. La presse salue «leur enthousiasme et leur sens inné du socialisme.» 

Les six animateurs de la rencontre sont : Edwige Mariolle, Salmah Rajahbalee, Pradeep Bheemsing, Sunil Sookun, Asha Devi Ramano et Vivec Sunassee. Ils se font les porte-parole des autres membres du SLC regroupés dans 20 collèges ayant une classe de HSC. Les jeunes disent «mener une offensive contre le système d’éducation pour créer la solidarité au sein du monde estudiantin et éliminer les rivalités entre les collèges.» Ils dénoncent la disparité de traitement entre les institutions du secondaire. A cette époque la subvention est de Rs 900 par étudiant d’une institution d’Etat, de Rs 427 pour celui d’un école confessionnelle et Rs 6.50 pour un élève d’un collège privé. En ce temps là, ce sont les jeunes les plus démunis qui fréquentent les collèges privés. La revendication pour l’éducation gratuite émane de ce constat. Les étudiants déplorent également le manque de formation des enseignants et des infrastructures en mauvais état. 

Les membres du SLC seront rejoints par d’autres élèves, notamment ceux du Collège Royal de Curepipe, pour poursuivre la sensibilisation. Et deux mois, plus tard les étudiants descendent dans la rue. Le 20 mai 1975, se réunissant dans les Plaines-Wilhems, ils marchent vers Port-Louis avant d’être arrêtés net sur le pont de la Grande-Rivière-Nord-Ouest.

La campagne de sensibilisation et la mobilisation ont eu des retombées positives pour les étudiants. Aujourd’hui, l’éducation est gratuite, les enseignants sont formés et l’infrastructure des collèges s’est améliorée. 

Cependant, l’esprit de 1975 ne semble plus animer le monde estudiantin. Le sens de la solidarité tend à disparaître. La compétition s’est installée entre les collèges et entre les étudiants.

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