Il y a 35 ans, le 5 mars 1983: Bérenger Premier ministre suppléant pour la première fois

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Au début de mars 1983, Anerood Jugnauth désigna Paul Bérenger pour agir comme PM par interim en son absence du pays.

Au début de mars 1983, Anerood Jugnauth désigna Paul Bérenger pour agir comme PM par interim en son absence du pays.

Le 5 mars 1983, Paul Bérenger, ministre des Finances et troisième dans la hiérarchie du gouvernement Mouvement Militant Mauricien-Parti Socialiste Militant (MMM-PSM) agit comme premier ministre par interim en l’absence du titulaire Anerood Jugnauth.

Ce dernier, accompagne de son épouse et Vishwanaden Sooben, secrétaire au Cabinet, a pris l’avion, la veille pour New Delhi. Il va participer à la conférence de pays non-alignés qui se tient dans la capitale indienne. En route pour New Delhi, la délégation mauricienne est prévue de faire une escale de deux jours aux Seychelles. L’intervention du chef du gouvernement mauricien à la conférence est programmée pour le 10 mars avant qu’il ne rentre à Maurice le lendemain, la veille de la fête nationale.

Ce premier et seul intérimat de Paul Bérenger au Prime Minister’s Office durant le mandat du gouvernement MMM-PSM est assez particulier. En effet, en ce début de mois de mars 1983, il règne une tension au sein de l’alliance gouvernementale. Il y a des désaccords sur les méthodes de gestion de Gaëtan Essoo, directeur général de la Mauritius Broadcasting Corporation. Les partenaires gouvernementaux ne sont pas unanimes non plus sur la version de l’hymne national en Kreol proposée par Rama Poonoosamy, ministre de la Culture. Dans ce contexte, Harish Boodhoo, premier ministre adjoint qui est bien au pays se dit indisponible pour cause de maladie. Il permet ainsi à Bérenger d’être premier ministre par interim pendant six jours.

Après le retour d’Anerood Jugnauth au pays et les célébrations de la fête nationale, les relations deviennent conflictuelles entres les formations politiques au sein du gouvernement. Et le 22 mars 1983, 11 ministres démissionnent. Ils seront rejoints, le lendemain par le ministre de l’Education, Ramduth Juddoo, rentrant de mission au Zimbabwe, le lendemain les rejoint. C’était la fin du gouvernement MMM-PSM.

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