Rundheersing Bheenick: «Il n’y a jamais eu une fuite des cerveaux avant l’Indépendance»

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Rundheersing Bheenick, ex-gouverneur de la Banque centrale et ex-ministre des Finances.

Rundheersing Bheenick, ex-gouverneur de la Banque centrale et ex-ministre des Finances.

Rundheersing Bheenick sort de son mutisme. Absent du débat économique depuis son départ de la Banque de Maurice fin 2014 et ses tracasseries avec le judiciaire, il décide de passer à l’offensive. L’ex-gouverneur de la Banque centrale et ex-ministre des Finances revient sur les grandes étapes de l’évolution économique depuis l’Indépendance, recadre la prophétie du Professeur Meade sur le destin tragique de Maurice et fait sauter le verrou de certaines perceptions tenaces liées à la vague migratoire post-Indépendance.

Replongeons dans l’histoire. On est en 1968, Maurice fraîchement indépendante cherche à se positionner. Le pays est confronté à d’énormes défis : l’absence de ressources naturelles, une industrialisation inexistante, une crise démographique et un grave problème de chômage. Le Professeur James Meade prévoit un destin tragique pour Maurice dans son rapport et considère le pays comme un «terrifying case for Malthusian theory» alors que le célèbre écrivain trinidadien V.S. Naipaul qualifie le pays de «The Overcrowded Barracoon» suivant un passage dans l’île à l’époque. Qu’est-ce qui explique que Maurice ait pu surmonter autant de contraintes tant économiquement que socialement en l’espace de quelques années ?

Je trouve qu’on livre un faux procès au Professeur Meade. Il n’a jamais dit que Maurice est un cas désespéré. D’autres l’ont dit mais pas lui. Le rapport Meade, que vous citez, était le fruit des recommandations des travaux d’une commission d’une dizaine d’experts de l’administration britannique, couvrant tous les domaines économiques, allant de l’éducation, au tourisme, en passant par les infrastructures, l’agriculture et la planification économique, entre autres. S’il y a un secteur sur lequel il a tiré la sonnette d’alarme, c’est évidemment la surpopulation car le pays subissait une explosion démographique sans précédent et piétinait dans un marasme économique, nécessitant à l’époque des mesures correctives urgentes.

La crise économique que traversait le pays à ce moment, comme les contraintes que vous énumérez – on peut y ajouter d’autres – n’étaient pas nouvelles, le pays ayant connu pire pendant son histoire. Car s’il est un fait que Maurice n’avait pas de grandes ressources naturelles, vu son territoire exigu qui était d’ailleurs éloigné des centres de développement, il ne faut pas oublier ses atouts que le Professeur Meade et son équipe ont passés en revue avant de faire leur prescription.

Mais on aurait tort d’oublier les éléments qui ont amené le Professeur Meade et Richard Titmuss qui dirigeait les travaux d’une commission parallèle de conclure que le pays pourrait se relever, que le pari était jouable, que l’île pourrait imiter le Japon et Puerto Rico dans le contrôle démographique et servir de modèle à d’autres États.

On a tendance à Maurice à faire une mauvaise lecture de ces deux rapports qui, à mon avis, ont joué un rôle clé dans l’histoire économique et sociale de notre pays depuis le début des années 60.

«Ce sont des cadres intermédiaires de l’industrie sucrière et des maisons de commerce qui sont partis»

En même temps, nous ne pouvons pas nier qu’il y a eu un taux de chômage anormalement élevé, une sur-dépendance sur l’activité sucrière et un marché domestique relativement limité avec une population de 700 000 personnes ?

Bien sûr que tout cela pesait bien lourd. Toutefois, le pays avait des réserves conséquentes constituées de sterling balances et une gestion financière prudente. Certes, il y avait une sur-dépendance sur l’industrie sucrière mais il y avait le secteur théier qui fait toujours partie du paysage industriel mais avec une contribution au PIB en nette baisse au fil des années ; idem pour la culture du tabac et de l’aloès qui ont complètement disparu de la scène.

Il y avait une industrialisation embryonnaire certes, avec la fabrication d’huile de copra, des boîtes d’allumettes, des sacs d’emballage en aloès et encore des chaussures sneakers. La diversification économique, que recommandait Meade, était ancrée dans ces réalités et avait un triple objectif : créer des opportunités d’emplois pour une population active en forte croissance ; stopper la baisse du PIB par tête d’habitant ces dernières années et enfin prévenir une sévère détérioration des comptes extérieurs.

Il y avait une sur-dépendance sur l’industrie sucrière au moment de l’Indépendance, reconnaît Rundheersing Bheenick.

La promotion des industries de substitution aux importations pour le marché local s’inscrivait dans cette stratégie de diversification économique hors-sucre. D’ailleurs, la mise en place en 1964 de la Banque de développement, suivant l’élargissement des activités de l’Agricultural Development Bank qui piétinait, avec pour mission le financement à terme aux promoteurs de projets, l’octroi d’avantages fiscaux et la construction du premier parc industriel, ont marqué nos premiers pas vers l’industrialisation.

Mais on n’était pas dupes. Cette nouvelle base n’était pas suffisante pour résorber le chômage. Les statistiques de l’époque indiquent le lancement d’une soixantaine d’entreprises et la création de seulement 1 200 emplois.

Il a fallu penser à un secteur capable de générer des emplois en masse ?

Tout à fait. Je me réfère de nouveau au Professeur Meade qui avait proposé dans son rapport la mise en place des complexes industriels pour abriter les entreprises manufacturières, qu’il qualifiait à l’époque comme l’industrie secondaire, l’agriculture étant considérée comme le secteur primaire.

Mais il faut souligner que c’est le Premier ministre d’alors, SSR, qui avant la coalition politique de 1969, a demandé au Professeur Lim Fat et à José Poncini d’entreprendre, avec plusieurs fonctionnaires mauriciens et britanniques, une mission à Hong Kong, Taïwan, Puerto Rico, Hong Kong et Singapour pour voir de près le fonctionnement de leur zone franche. L’envoi d’une telle mission n’avait rien de novateur en soi car une dizaine d’années années auparavant, on avait dépêché une mission similaire pour prospecter les perspectives d’émigration du trop-plein de Mauriciens vers Madagascar, la Guyane britannique et autre Honduras.

Le Professeur Lim Fat et José Poncini ont été envoyés en mission à Hong Kong, Taïwan, Puerto Rico, Hong Kong et Singapour pour voir de près leur zone franche.

Les choses se sont accélérées avec l’adoption de la législation appropriée dont les grandes lignes étaient passées en revue par un comité d’officiels comprenant l’Economic Planning Unit où j’étais un des économistes en fonction. Cette période a coïncidé avec une reprise économique, la croissance atteignant 5,6 % en moyenne annuellement durant les années 70 comparée à 1 % dans les années 60. Selon les statistiques de l’époque, le nombre d’emplois créés dans le sillage de l’avènement de la zone franche est passé de 122 638 en 1970 à 196 597 en 1980. Conséquemment, le taux de chômage chutait drastiquement durant cette période.

L’émigration en masse précédant l’Indépendance a-t-elle pu aider à résoudre les problèmes socio-économiques de l’époque ?

Théoriquement, oui, en réduisant les pressions sociales sur le chômage ! Mais l’émigration de cette envergure n’était pas d’actualité car le niveau d’éducation, les connaissances linguistiques, l’éloignement, la couleur de la peau et le coût constituaient autant d’obstacles que n’ont pas connus ceux qui ont réussi une telle migration économique à l’instar des Italiens et des Irlandais.

«Je ne crois pas qu’on ait souffert de l’effet de cet exode car les compétences dans l’administration publique»

Ceux qui ont décidé de partir en grand nombre avant l’Indépendance, craignant le pire pour Maurice après une campagne politique de frayeur, ne représentaient-ils pas une fuite des cerveaux ?

Ne dramatisons pas ! Il n’y a jamais eu de fuite des cerveaux chez nous. Ce sont essentiellement des gens évoluant dans le secteur privé qui sont partis principalement vers l’Australie qui donnait à l’époque des subventions pour attirer des étrangers blancs.

Autant que je sache, il n’y avait pas de propriétaires ou d’administrateurs sucriers qui ont vendu leurs usines pour émigrer. Ce sont des cadres intermédiaires de l’industrie sucrière et des maisons de commerce qui sont partis vers la Rhodésie, aujourd’hui le Zimbabwe, au Canada ou en Afrique du Sud.

Je ne crois pas qu’on ait souffert de l’effet de cet exode car les compétences dans l’administration publique étaient là avec la présence de certains bureaucrates britanniques qui occupaient des postes de responsabilité à la tête de certaines institutions clés du pays. Mais aussi de hauts fonctionnaires locaux, rompus aux rouages de l’establishment de l’administration publique, qui ont bien assuré cette transition socio-économique vers le nouveau statut de Maurice.

Pour revenir à la situation économique post-Indépendance, il y a eu au total quatre plans de développement. Est-ce qu’ils ont permis dans une certaine mesure d’aider le pays à bien orienter sa stratégie de développement en s’appuyant sur une planification économique et en identifiant des contraintes systémiques ?

Chaque plan de développement s’attaquait aux défis économiques et sociaux du moment. Par exemple, celui de 1971 à 1975 baptisé Towards Full Employment avait un objectif précis, soit d’orienter le développement du pays pour atteindre le plein emploi et restructurer l’économie par le biais de la diversification, soit sur les mêmes lignes préconisées par Meade.

Le deuxième plan (1975-80) avait plus ou moins les mêmes objectifs. Ces derniers étaient revus et corrigés à la lumière de l’expérience de l’exécution du premier plan post-Indépendance et surtout du boom sucrier, alors que celui de 1980-82 se voulait intérimaire, une rupture, un plan de crise axé sur les contraintes de la balance de paiements du pays pour ramener l’équilibre des finances publiques. L’autre objectif étant de restructurer l’économie tout en ciblant un taux de croissance de 5 à 6 %.

Soulignons au passage que l’exécution du premier plan était confrontée à des problèmes exogènes dont les effets économiques de la première crise pétrolière et ceux des cyclones .Ce qui avait nécessité des ajustements au fil des années dans une tentative de remettre l’objectif du plein emploi au centre des priorités du gouvernement.

«Il n’y a jamais eu de miracle économique. Tout est une question de bonnes mesures prises au bon moment…»

La dégradation de l’économie durant l’application du plan quinquennal 1975-1980 allait déboucher sur la première dévaluation de la roupie ?

Tout à fait. Les cours mondiaux du sucre, qui s’étaient multipliés par quatre au cours du boom, ont chuté drastiquement mais nos nouvelles habitudes de consommation, comme les nouvelles grilles salariales, ont continué sur leur lancée. Ce qui nous a menés tout droit à une crise économique sans précédent avec la balance de paiement dans le rouge à partir de 1976 alors que la balance commerciale était déficitaire depuis le début des années 70 sauf en 1974.

Cette crise a débouché sur la première dévaluation de la roupie à hauteur de 22,9 % en 1979 et une deuxième en 1981. Une première conséquence de cette double dévaluation a été l’adoption de mesures déflationnistes dans le but de corriger les déséquilibres économiques. Cette situation a nécessité la mise en oeuvre d’un programme de stabilisation et de réajustement économique agréé par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

On qualifie la période de 1984 à 1991, qui a vu l’avènement du quatrième plan de développement (1984-1986), de miracle économique. Vous y croyez ?

Il n’y a jamais eu de miracle économique. Tout est une question de bonnes mesures prises au bon moment couplées à la poursuite dans le temps d’une politique économique cohérente. Les résultats ne viennent jamais seuls.

Quant à ce soi-disant miracle économique, il y a eu une convergence de facteurs comme l’ouverture de l’économie à d’autres pays, la mise en place d’une politique de détaxe sur un certain nombre de produits de consommation ou encore l’émergence de nouveaux piliers économiques. Une telle situation a entraîné dans son sillage un feel-good factor parmi la population avec ses effets d’entraînement, ce qui a enclenché un nouveau dynamisme.

(Part II) - «La croissance n’est rien face aux drames sociaux»

Vous avez été ministre des Finances et également du Développement économique… Comment analysez-vous la gestion économique du pays et la problématique de la croissance à laquelle le pays est confronté ? Pour preuve, le pays peine à dépasser la barre psychologique des 4 %.

Il faut arrêter de se focaliser sur le taux de croissance. Posons-nous la question : quelle est la finalité de la croissance quand elle n’est pas inclusive et ne profite qu’à une minorité de gens ? Parlons plutôt du happiness index, d’une société juste et équitable, d’une démocratie vivace et non détournée, d’une police moins persécutrice, d’un système de justice moins onéreux et plus expéditif, de routes plus fluides, etc. Pourquoi donc être obsédé par le taux de croissance ?

Avoir une croissance de 3 à 4 % n’est pas une catastrophe en soi. Car, à côté, il y a d’autres priorités sociales qui doivent nous interpeller tous.

Par exemple ?

Je pense aux personnes confrontées aux inégalités économiques et sociales : aux citoyens sans abri, à des gens sans espoir qu’on n’arrive plus à rassurer, à des jeunes victimes de la drogue, qui fait des ravages et qui décime certaines familles. J’ai des amis dont les enfants sont victimes de ce fléau. C’est choquant d’entendre dire que ceux qui ont la responsabilité de l’ordre et de la paix et qui dirigent ce pays seraient impliqués dans les réseaux mafieux.

Il y a de véritables problèmes sociétaux, ceux qui méritent qu’on s’y attarde pour trouver des solutions. Dans bien de cas, la problématique de la croissance, qui piétine autour de 4 %, n’est rien face à ces drames sociaux.

Je crains que l’on ne fasse pas assez sur le plan social. Réglons les vrais problèmes qui affectent le quotidien de nos concitoyens et laissons le taux de croissance comme le résultant qui reflète la somme de nos bonnes mesures, nos bonnes actions.

Quelle analyse faites-vous de la gestion économique de ce pays ?

Je ne veux surtout pas parler de la gestion de l’économie sous le présent régime. Mais si on remonte le temps et qu’on analyse les différentes étapes de l’évolution économique du pays durant ces 50 dernières années, en se rappelant les commentaires des experts qui accordaient si peu de chance à son essor économique, je dirai qu’on a fait un excellent parcours. Certes, pas un sans-faute.

Ma carrière de fonctionnaire a commencé avec l’Indépendance du pays. Je suis bien placé pour dresser un bilan dépassionné et objectif de cette période, l’ayant vécu de l’intérieur, in the engine room, si on peut le dire ainsi.

Aujourd’hui, Maurice est cité en exemple par beaucoup de pays et tant mieux : dix bons points pour nos dirigeants qui se sont succédé aux affaires au cours de ce demi-siècle. Évidemment, à chaque période de l’histoire d’un pays, de nouveaux défis se pré- sentent. On est en droit d’attendre de nos décideurs politiques qu’ils ne fuient pas devant leurs responsabilités.

Vous avez fait une longue carrière au défunt ministère du Plan et du développement économique, dont vous avez été le directeur à partir de 1980. Dans le pays, certains spécialistes et économistes regrettent la disparition de ce ministère. Aujourd’hui, le gouvernement souhaite le ressusciter avec la création de l’«Economic Development Board». Que pensez-vous ?

L’Economic Development Board existe à Singapour depuis 45 ans. À Maurice, 50 ans après l’Indépendance, on n’a rien trouvé de mieux que faire du copier-coller. Dois-je vrai- ment en dire plus ?

Il y a aussi le Metro Express…

Je suis le premier à affirmer qu’un Mass Transit System est long overdue à Maurice. D’ailleurs, le premier projet de métro léger date de 1978, sous le gouvernement de Ramgoolam père. Il y avait même un accord signé avec un groupe belge de l’époque pour son exécution sous le mode design and build avec le financement de fournisseur.

C’était une occasion qui s’était présentée après l’annulation d’un contrat de fourniture pour Metro Manila par l’ex-président Marcos, que Robin Ghurburrun, ministre du Plan de l’époque, voulait saisir. Le système BOT (NdlR, Build, Operate and Transfer) était inconnu des finances publiques mauriciennes et les réalités économiques mettaient vite fin à ce rêve.

Ensuite, quand j’étais ministre du Plan et du développement économique sous le gouvernement de Navin Ramgoolam, le projet avait refait surface. On était allé très loin dans sa conception avec le tracé et le nombre d’arrêts. Je me rappelle qu’avec le ministre de tutelle, Clarel Malherbes, on avait décidé que le métro ne devrait pas s’arrêter à Port-Louis mais poursuivre son trajet jusqu’à Ste-Croix.

Le dernier gouvernement de Ramgoolam fils avait aussi fait de ce projet une de ses priorités en privilégiant le modèle singapourien. Tout cela pour vous dire que le métro léger ou Metro Express n’est pas nouveau à Maurice. Cela dit, il faut reconnaître que le système de Mass Transit ne va pas régler en lui-même la congestion routière. C’est faux de le croire. Le Metro Express qu’on veut introduire ne sera qu’une option parmi d’autres. Il faudra toute une panoplie de mesures d’accompagnement pour réussir à mettre en place un système de trafic efficace. On sait maintenant que l’augmentation du parc automobile n’est pas la solution comme c’est le cas pour la construction de bypass et de routes additionnelles. Je crains qu’on nous dise que le Metro Express ne soit pas non plus la solution.

Vous avez été gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) pendant huit ans. Il y a actuellement une nouvelle équipe de direction à la tête de cette ins- titution. Quelle est votre appréciation ?

Le nouveau patron de la Banque centrale, je le connais. Il a été mon First Deputy Governor pendant mon mandat en tant que gouverneur. Il était déjà une illustration du principe de Peter (NdlR, selon le principe de Peter, dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence, avec pour corollaire qu’avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité).

Terminons cet entretien sur une note plus personnelle. Quel est votre «mood» après toutes vos tracasseries avec le judiciaire ?

Je suis bien. I feel good. Je n’ai pas d’amertume envers qui que ce soit. J’ai gagné deux premières batailles face aux accusations et aux charges provisoires dans deux cours de justice différentes. Je regrette que ces accusations aient chamboulé ma vie et mis fin prématurément à ma carrière professionnelle sur une note amère.

J’attends maintenant les deux procès que j’ai intentés à l’État et à ses agents de police d’un côté et contre la Banque de Maurice de l’autre. Et ce, pour des salaires impayés depuis 2007.

Savez-vous que notre Banque centrale est un mauvais payeur ? On est à un stade avancé dans la préparation d’un troisième procès, cette fois-ci pour conspiracy contre une demi-douzaine d’agents de la police et de la Banque centrale que je crois responsables de ce qu’on m’a fait. Il y va de mon honneur…

Avez-vous toujours des ambitions politiques ?

Mon ambition politique dépend de la conjoncture. J’ai servi le pays à plusieurs niveaux depuis l’Indépendance. Je suis à la disposition de mon ancien parti s’il a besoin de moi, quel que soit le champ de bataille.

Vous n’êtes pas en retraite politique ?

Je suis toujours engagé à ma façon, étant travailliste de souche. Si, demain, on fait appel à moi pour faire partie d’une équipe dans la- quelle je me retrouve, je serais partant…

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