Riambel: Des bénéficiaires du VRS de St-Félix sonnent l’alarme

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À Riambel, après les pluies de ces dernières semaines, les zones humides font montre de leur utilité.

À Riambel, après les pluies de ces dernières semaines, les zones humides font montre de leur utilité.

Ils ne sont pas tous d’accord avec le terrain qui leur a été alloué par la propriété St Félix dans le cadre du Voluntary Retirement Scheme (VRS). La cause : bon nombre de ces lots de terrain à 132 bénéficiaires, pour la majorité d’anciens laboureurs, se trouvent à quelques mètres des zones humides (wetlands).

Les wetlands sont des terres qui retiennent l’eau en surface et qui en sont cou- vertes toute l’année ou pendant au moins quelques mois au cours d’une année. Il y est d’ailleurs interdit de constru- ire aux alentours de ces zones humides. La distance exacte étant déterminée après arpentage et expertise du terrain en question.

 Seeneevassen Chellen, bénéficiaire et ex-sirdar, af- firme qu’il serait impossible d’ériger des maisons sur la partie des terres VRS qu’on leur a allouées à proximité des zones humides, à l’arrière de la plage de Riambel.

 «On est sûr de trouver de l’eau sous terre en fouillant pour les fondations, c’est une quasi-certitude car les zones humides se trouvent au même niveau que les terrains VRS» nous assure-t-il.

 Qui plus est, il n’y a qu’un sentier qui sépare ces zones humides des terres VRS. Ce qui inquiète encore plus Hamraaz Kurrun, autre bénéficiaire et aussi membre du collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) : «lorsqu’il pleut abondamment, cette zone est complètement inondée et ce problème perdurera logiquement après que les gens auront construit leurs maisons». Il nous revient aussi qu’un projet d’Integrated Resort Scheme (IRS) était prévu sur ce terrain mais qu’il aurait été abandonné après expertise.

 Ce même terrain aurait d’abord été refusé aux exlaboureurs par la direction de St Félix Sugar Estate en 2008, selon notre interlocuteur, avant qu’on ne renverse cette décision. On leur aurait alors proposé un autre terrain en face de l’usine de St Félix avant de revenir sur le lot à l’arrière de la plage de Riambel. La raison est que le terrain en face de l’usine n’était pas approprié à la construction. «Ce n’est que parce qu’ils ont vu qu’ils ne pouvaient réaliser un projet IRS sur un terrain situé à proximité d’une zone humide qu’ils nous l’ont finalement accordé comme VRS… », estime Seeneevassen Chellen.

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