Quartier-Militaire: accusé de maltraitance par son fils de 7 ans

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L’enfant a relaté à la police que la quatrième épouse de son père a été témoin de la scène de violence.

L’enfant a relaté à la police que la quatrième épouse de son père a été témoin de la scène de violence.

Un rondin, un tuyau d’arrosage, une ceinture… Autant d’objets que son père aurait utilisés pour le tabasser, dimanche. C’est ce qu’a confié un garçonnet de 7 ans, aux enquêteurs du poste de police de Quartier-Militaire, mardi, en compagnie de sa mère. Cette dernière, qui est séparée du père, a découvert le pot aux roses après avoir obtenu la garde de son fils, lundi.

Après trois ans de bataille juridique, elle croyait pouvoir enfin serrer son enfant dans ses bras avec sérénité. Mais c’est quand son fils a commencé à se plaindre de douleur, lundi soir, que la quadragénaire a découvert le calvaire qu’il a subi. «Ti éna ékimoz partou lor so lékor. Monn gagn sok kan monn trouv sa», fustige-t-elle. «Trois ans de cela, il m’avait battue. Je m’étais retrouvée à l’hôpital.

Après, il n’a plus voulu que je voie mon fils. J’ai dû trouver refuge ailleurs. Et maintenant, il s’en prend à lui.»

Dimanche, la voisine de son époux l’a appelée pour lui raconter le calvaire que subissait son fils. Ce dernier a relaté aux officiers que c’est aux alentours de 19 heures que l’incident a eu lieu. La quatrième épouse de son père aurait assisté à la scène. «Li pan fer nanyé madam la», a-t-il raconté. Pour fuir cette violence, il s’est réfugié chez une des voisines. «Mon fils est traumatisé, il a peur et ne veut plus sortir de la maison. Son père m’a appelée mardi pour menacer de me tuer», martèle la mère du garçonnet. Et d’ajouter que son ex-époux aurait frappé son fils parce qu’il voulait voir sa demi-sœur.

La quadragénaire a d’ailleurs porté plainte à plusieurs reprises contre son ex-époux pour violence conjugale. Pour se venger, selon elle, ce dernier a porté plusieurs fausses accusations contre lui, dont celle de vol.

Le père, lui, donne une tout autre version des faits. «Li pé dir monn bat mo zanfan. Mé dépi tipti mwa ki get li, ou krwar mo pou kapav bat li koumsa. So mama in kit li in alé, linn kokin mwa», a affirmé le père. Il avance qu’il n’a pas souhaité se battre pour la garde de son fils car son travail ne lui permet plus de passer beaucoup de temps avec le petit. «Monn dir madam la get li bien. Mo pou don li tou so zafer la fin di mwa», a-t-il souligné.

Le petit a été examiné par le personnel de l’hôpital de Flacq. Une enquête est actuellement en cour.

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