Zone Sud: Aret Kokin Nu Laplaz nous fait découvrir des plages méconnues

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La plage presque sauvage de La Passe.

La plage presque sauvage de La Passe.

Le collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) a fait installer des panneaux indicateurs sur des plages retirées et méconnues sur le littoral Sud. Cette action a pour but de faire découvrir la beauté de cette région aux Mauriciens.

La Pompe, Bassin Camaron, Bassin Carangue, Pointe-Vacoas ou encore La Passe, ces noms-là vous disent- ils quelque chose ? Sans doute, non. En tout cas, ce sont ceux de plages sur la côte Sud qui sont connues que des habitants de cette région. Les trois premiers se trouvant à proximité de la plage de La Cambuse et les deux autres à Savinia.

Des panneaux ont été placés sur ces plages pour les rendre plus visibles et aussi sur celles de St.-Félix et de Bel-Ombre.

La plage presque sauvage de La Passe.

Toutes ces plages se trouvent dans la South Coast Heritage Zone, qui s’étale de Blue-Bay à Baie-du-Cap, tient à préciser le collectif AKNL. C’est d’ailleurs prohibé d’entreprendre des constructions d’envergure sur la côte à l’intérieur de cette zone.

Des étendues intactes

«C’était dans le cadre de l’abolition de l’esclavage» nous dira Carina Gounden, membre du collectif et l’une des têtes pensantes derrière ce projet, que l’exercice a été entrepris. Elle est d’avis que «les Mauriciens doivent connaître leurs plages et autres zones qui sont libres d’accès afin d’éviter de futurs accaparements pour des projets immobiliers d’envergure».

Ce qui démarque aussi ces plages d’autres plus populaires, c’est leur authenticité. En effet, ces plages sont restées intactes car aucun développement n’y a été entrepris. Pour notre interlocutrice, «c’est dans le Sud, à ces endroits, que se trouvent les derniers endroits qu’on peut vraiment appeler authentiques».

Le littoral Sud a une autre particularité : il n’y a pas que des plages, il y a aussi des falaises qui surplombent la mer. L’on peut ici notamment faire référence au Pont Naturel et au Souffleur. Mais ces lieux sont méconnus et risquent de tomber dans l’oubli car «ils sont difficiles d’accès», déplore AKNL. En effet, il n’y a pas d’accès directs et permanents qui mènent à ces lieux, qui sont d’ailleurs publics, car «il faut emprunter des sentiers se trouvant sur des terrains privés».

L’exemple le plus flagrant, selon AKNL, est Le Souffleur, qui est seulement accessible entre 6 heures et 18 heures ; le sentier qui y mène se trouve sur un terrain appartenant à la société Savinia et est fermé pendant la nuit.

Ouvrir de tels accès privés au public pourrait s’avérer un «atout de taille pour le tourisme dit authentique» au dire de Carina Gounden. Ces plages authentiques ne sont pas au programme de bon nombre de touristes qui viennent résider à Maurice dans des hôtels avec plage aménagée.

Chose qui mérite d’être entreprise au plus vite car cela risque d’être plus difficile dans le futur avec la programmation de deux Smart cities du Sugar Investment Trust et d’Omnicane.
 

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