Saint-Hubert et Saint-Hilaire: ces voisins isolés

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Situés sur la route de Riche-en-Eau en direction de Le Val, Saint-Hilaire et Saint-Hubert sont deux villages voisins. La proximité physique de ces deux localités est renforcée par la ressemblance de leurs noms alors qu’elles sont jumelées sous un seul conseil de village.

En route vers Le Val, c’est Saint- Hilaire qui apparaît en premier. L’entrée du village ne détonne pas avec le paysage auquel on s’est habitué depuis Riche-En-Eau: une route recouverte par l’ombre généreuse des Terminalia, des deux côtés. 

Gouverneur britannique

Contrairement à l’ancien camp sucrier à présent déserté, Saint-Hilaire grouille de vie. C’est une cité résidentielle qui date des années 1940 et qui a été inaugurée par Sir Hilary Blood. C’est en souvenir de cet homme qui a été gouverneur britannique de Maurice entre 1949 et 1953 que la localité a hérité de son nom.

Avec le temps, sir Hilary est passé à Saint-Hilaire, peut-être pour résonner avec le village qui se trouve à quelques pas seulement de là, Saint-Hubert. Saint-Hubert a une origine plus ancienne que Saint-Hilaire. 

Saint patron des chasseurs

En effet, son histoire remonte à la période coloniale française durant laquelle une sucrerie, dont la cheminée est encore présente, s’y trouvait. Le site a été dédié à Saint-Hubert qui est vénéré comme le saint patron des chasseurs.

La vie à Saint-Hubert a longtemps été vécue au rythme de la canne. Riche-en-Eau a été le dernier établissement sucrier dans cette zone qui reste encore agricole et entourée de champs de canne. 

Accompagnement des enfants

Cependant, Saint-Hilaire et Saint-Hubert se retrouvent isolés, victimes de leur éloignement des grands villages. Si les transports publics connectent Mahébourg et Curepipe à ces localités, la régularité fait souvent défaut. «Cet isolement, ajouté au manque de loisirs est un gros problème dans cette localité. Et c’est pour cela que depuis une quinzaine d’années déjà nous accompagnons les enfants à travers des activités et un suivi scolaire», indique Ruben Armoogum, travailleur social.

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