Bases militaires indiennes: la résistance s’organise à Agalega et aux Seychelles

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Une manifestation a eu lieu aux Seychelles contre le projet de base militaire sur l’île d’Assomption.

Une manifestation a eu lieu aux Seychelles contre le projet de base militaire sur l’île d’Assomption.

Ils sont déterminés à mettre des bâtons dans les roues des projets de l’Inde de construire des bases militaires sur leurs îles. Raison pour laquelle les membres du Save the Aldabra Island Group des Seychelles ainsi que ceux de l’Agalega-Mauritius Partnership Association pourraient très bientôt trouver un accord pour se mobiliser ensemble.

Selon Alain St Ange, membre du Save the Aldabra Island Group, il faut s’organiser au plus vite. Il confie que le samedi 24 février, son collectif s’est réuni à Victoria, capitale des Seychelles, pour manifester contre le projet de faire de l’île de l’Assomption, une base militaire. «Nous devons préserver ce que nous possédons. Nous avons déjà une base dans l’océan Indien qui est de trop», a confié l’ancien ministre du Tourisme.

Patrimoine mondial

Alain St Ange veut à tout prix protéger l’écosystème des îles, et plus particulièrement celle d’Aldabra. «Cet endroit est classé patrimoine mondial par l’Unesco et il se trouve qu’à 46,3 km de l’île de l’Assomption

À l’issue de la manifestation de samedi, Alain St Ange souligne que le peuple a demandé au gouvernement de lui donner la chance de discuter de ce problème à travers un référendum. «Mais, le secrétaire d’État nous a fait comprendre que cela n’était pas d’actualité. C’est du coup considéré comme une insulte au peuple.» Ce dernier compte établir une ligne de communication avec les représentants d’Agalega qui militent contre l’installation d’une base militaire indienne sur leur île.

Lien très fort entre Agalega et les Seychelles

Cette nouvelle est très bien accueillie par les membres de l’Agalega-Mauritius Partnership Association. Pour son secrétaire général, Arnaud Poulay, il soutient que le lien entre ces deux îles est très fort. «Nous avons de la famille qui habite sur les îles seychelloises. Quand le Dornier n’arrive pas à desservir l’île, ce sont les Seychellois qui viennent à notre rescousse.»

Iles de paix

Arnaud Poulay ajoute que «nous devons tout faire pour protéger nos îles que nous appelons aussi des îles de paix». En janvier, les Seychelles et l’Inde ont signé un accord de 20 ans qui va permettre la construction d’infrastructures militaires sur l’île de l’Assomption.

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