Roshi Bhadain: «Tous les politiciens ont tendance à copier les idées de notre parti...»

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Roshi Bhadain, leader du Reform Party

Roshi Bhadain, leader du Reform Party

Il affirme que son parti, Le Reform Party, a été le premier à parler de la dépénalisation du gandia. Roshi Bhadain est, toutefois, d'avis qu'il faut d’abord trouver une solution pour mettre fin à la prolifération de la drogue synthétique avant de se pencher sur cette question.

Pourquoi menez-vous campagne actuellement contre les drogues synthétiques ?

La raison est simple. Lors de la dernière campagne électorale, nous avons beaucoup été sur le terrain. C’est là que nous avons constaté l’ampleur que cette drogue a prise chez les jeunes. L’heure est grave ! Si cela continue, d’ici deux ans, la jeune génération sera prisonnière de la spirale de la drogue synthétique.

La situation est très alarmante, non seulement à Quatre-Bornes mais aussi dans d’autres endroits du pays, y compris les villages. Vous imaginez qu’il y a des étudiants qui cotisent quotidiennement en utilisant leur argent de poche pour acheter de la drogue synthétique. C’est inacceptable.

Pourquoi ce dossier ne vous a-t-il pas intéressé lorsque vous étiez au gouvernement ?

C’est lorsqu’on est «lor koltar» qu’on arrive à connaître l’envergure du vrai problème. Lorsqu’on est au gouvernement, on a tendance à passer beaucoup de temps au bureau, surtout quand on est responsable d’un nouveau ministère.

Arvind Boolell s’est prononcé pour un débat autour de la dépénalisation du gandia. Êtes-vous en faveur d’une telle démarche ?

Je dois dire que c’est le Reform Party qui a été le premier à lancer le débat à travers nos ateliers de travail et sur Facebook. À chaque fois, c’est comme cela. Tous les politiciens ont tendance à copier les idées de notre parti. Cela a été le cas lorsque nous avons commencé à parler de faire de la «politique autrement», du Metro Express ou encore sur la nécessité de réduire le salaire des ministres.

Je pense qu’avant d’aller vers la dépénalisation du gandia, il faut d’abord trouver une solution pour mettre fin à la prolifération de la drogue synthétique. Il faut regarder le problème dans une perspective plus large. Les jeunes arrêtés pour avoir consommé de la drogue compromettent leurs certificats de moralité. Ils ne pourront plus travailler pendant au moins dix ans et deviendront alors des délinquants. D’après nos calculs, le chiffre d’affaires généré par la vente de la drogue synthétique va finir par dépasser le capital budget de l’État d’ici deux ans.

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