#50ansMoris: Nou diaspora, leur pierre à l’édifice

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Le PM a rencontré les universitaires de la diaspora mardi, lors de l’ouverture de la conférence qui leur était consacrée, à Réduit.

Le PM a rencontré les universitaires de la diaspora mardi, lors de l’ouverture de la conférence qui leur était consacrée, à Réduit.

La diaspora mauricienne est partout. Des États-Unis à l’Australie, en passant par la France, l’Angleterre, les Seychelles, l’Afrique du Sud, entre autres, le nombre de Mauriciens d’ailleurs est estimé à 800 000, selon le chiffre avancé par l’association Nou Diaspora dans le dernier film documentaire «Les Enfants de l’Exil», du cinéaste Alain Gordon-Gentil. Alors que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a, lui, parlé d’une diaspora de 200 000 Mauriciens lors de l’ouverture de la conférence internationale de la diaspora universitaire mauricienne, mardi, à Réduit.

De ces chiffres, 168, dont une soixantaine d’entrepreneurs, qui souhaitent ouvrir leur entreprise ici, sont rentrés au pays. Cela, après que leur demande pour le Mauritian Diaspora Scheme – un plan incitatif introduit par le gouvernement en décembre 2015 et qui donne droit à des facilités, comme l’achat d’une voiture hors taxes ou encore des exemptions fiscales - a été agréée. Le nombre de demandes avoisine, quant à lui, les 290.

Pendant ce temps, le rideau est tombé sur cette conférence internationale organisée par l’université de Maurice (UoM). Les 34 universitaires réunis à Réduit ont partagé leur success stories respectives avec l’assistance. Lors du coup d’envoi, mardi, Pravind Jugnauth leur a lancé un appel pour qu’ils contribuent à l’avancement du pays, tout en rappelant les mesures incitatives visant à attirer les Mauriciens d’ailleurs au bercail.

Mais, à partir de là, quelle suite donner à cet appel ? Faudrait-il attendre 2068 pour parler à nouveau de la diaspora mauricienne ? Dhanjay Jhurry, vice-chancelier de l’UoM, répond qu’après l’heure du bilan, il faut désormais transformer les idées en actions concrètes.

Il parle notamment d’«une cosupervision par quelqu’un de la diaspora et par quelqu’un de l’université d’une thèse de doctorat. Une coordination des efforts des chercheurs d’ici et d’ailleurs pour des projets de recherche ou encore pour solliciter le financement ici ou à l’international», fait-il ressortir. Ajoutée à cela, l’implication de professionnels mauriciens de l’étranger dans les projets des chercheurs à l’UoM doit être une priorité.

À la question de savoir si l’université a une base de données des académiciens mauriciens vivant à l’étranger, le vice-chancelier répond que pour le moment, l’UoM n’a que les noms des 34 personnes invitées à la conférence internationale. «À partir de là, nous allons construire. Par exemple, le jour de l’ouverture, une dame qui évolue dans le domaine dentaire, en Irlande, est venue me voir me disant qu’elle n’était pas au courant d’une telle initiative et qu’elle souhaiterait pouvoir apporter sa contribution elle aussi. D’où l’intérêt de cette conférence, pour identifier des Mauriciens compétents à l’étranger, qui sont prêts à offrir leur expertise.»

Ce qui est certain, c’est que les 34 professeurs et chercheurs invités par l’université de Maurice, cette semaine, ne sont pas les seuls professionnels souhaitant apporter leur pierre à la consolidation de l’édifice rouge, bleu, jaune et vert (voir les témoignages ci-après).

Pourquoi ne pas réunir tous les professionnels mauriciens dispersés à travers le globe dans une base de données officielle ? Officielle, car, 50 ans après l’Indépendance, il n’en existe toujours pas. C’est ce que l’on nous confirme du côté du ministère des Affaires étrangères. «Les missions diplomatiques mauriciennes à l’étranger ont, peut-être, leurs bases de données respectives, mais il n’en existe pas une qui centralise tous les renseignements», indique-t-on au ministère.

Par ailleurs, même le département s’occupant des bourses, à l’Éducation, n’est pas à jour avec ses statistiques sur le nombre de lauréats qui se sont distingués à ce jour. Une base de données sur ces boursiers aurait permis, elle aussi, de garder contact avec nos cerveaux vivant à l’étranger.

La parole à…

Annie Forrest: «Promouvoir la destination mauricienne»

Plus de vingt ans se sont écoulés depuis qu’Annie Forrest, 39 ans, a quitté Maurice pour la Grande-Bretagne pour poursuivre des études en droit, à l’université de Westminster, à Londres. Mariée à un Britannique, cette ancienne habitante de Pointe-aux-Sables, est employée à son propre compte. Son champ d’expertise : le commerce de luxe (luxury retail).

En 2015, Annie Forrest a développé une application mobile, Gift Avenue, permettant de faire son shopping auprès des marques leaders se trouvant dans n’importe quelle partie du monde. Cette app permet aussi aux clients d’obtenir des informations liées au tourisme. «Nous avons aussi fait la promotion du tourisme mauricien grâce à une collaboration avec certains grands hôtels afin d’apporter notre soutien à notre industrie. Nous allons continuer à en faire autant», affirme Annie Forrest. Sur le long terme, la jeune femme estime qu’elle va pouvoir travailler avec le secteur textile en promouvant sa diversification et ses capacités. «Maurice émerge rapidement comme la destination préférée pour des produits à valeur ajoutée sous son logo ‘Mauritius made with care.’ Le pays se positionne comme un hub émergent pour le design, le style et la qualité, et qui fournit des produits de marque», dit-elle. Bien qu’elle soit au début même de son aventure, Annie Forrest ne compte pas oublier Maurice dans ses projets.

Christel Dialava : «Aider les autres à adopter des habitudes alimentaires plus saines»

Membre du personnel navigant commercial chez Emirates, Christel Dialava a posé ses valises à Dubayy, aux Emirats arabes unis. Cette jeune femme a des rêves plein la tête.

Elle indique qu’elle veut éventuellement se mettre à son propre compte et exercer en tant que coach en nutrition, avec une spécialisation sur la perte de poids.

«Je souhaiterais également être instructrice de yoga», confie-telle. Elle suit une formation auprès de l’American Fitness Professionals & Associates afin que son diplôme soit certifié par la Yoga Alliance International pour pouvoir enseigner à travers la planète. «Je veux pratiquer une activité en phase avec mes valeurs.»

Outre le yoga, Christel Dialava compte «accompagner durablement ceux qui souhaitent adopter des habitudes alimentaires plus saines», en leur proposant des solutions adaptées et individuelles. Elle tient aussi à participer à la «transformation mentale et physique des individus» pour les aider à améliorer leur qualité de vie. Enfin, elle souhaite aider les individus à «se réconcilier et se reconnecter avec eux-mêmes»

Jean Marc Ithier veut favoriser les échanges avec l’Afrique du Sud

Cela fait 20 ans que Jean Marc Ithier a quitté Maurice pour l’Afrique du Sud. Cette légende du foot mauricien continue à vivre de sa passion pour le ballon rond. «J’ai décidé de me lancer dans la formation. Cela me passionne beaucoup.» Il lance la JMI Academy à Cape Town, qui regroupe de jeunes footballeurs.

Pour lui, il faudrait qu’il y ait plus d’échanges entre le pays de Mandela et le nôtre. «J’ai déjà discuté avec plusieurs personnes dans ce milieu et j’ai abordé l’aspect des échanges.» Malheureusement, il constate que tout bouge au ralenti à Maurice. Il confie qu’il pense emmener son équipe des moins de 17 ans en juillet ici pour arriver à déclencher un mécanisme entre les deux pays. «Je pense même faire venir une ou deux équipes de jeunes tous les ans.»

Stephane Constantin : «Lancer une start-up pour la conception de produits»

Ingénieur électricien à Omron Adept Technologies dans la baie de San Francisco, Stephane Constantin a développé des produits électroniques, comme des jouets éducatifs, des robots marcheurs et des ballons météo, aussi bien pour le consommateur que pour l’industrie de la recherche. Lauréat du collège du St-Esprit de la cuvée 2003, Stephane Constantin a surtout travaillé pour de petits start-up et groupes de recherche où il a été responsable des phases de développement, allant de la conception à la fabrication, y compris la création de prototypes.

Le professionnel souligne qu’il pourrait contribuer à apporter de nouvelles idées sur la conception électronique, le développement de circuits imprimés tout comme lancer de nouveaux produits. «Mon rêve est d’ouvrir une start-up à Maurice spécialisée dans le design de nouveaux produits. Le pays dispose d’un vivier de talents dans le domaine technique.»

Adam Ramsahye : «Make Mauritian hospitality great again»

Le jeune Mauricien Adam Ramsahye, 23 ans, est sans doute l’un des derniers élèves de feu Paul Bocuse. Boursier d’excellence du gouvernement français après trois ans à l’Institut Vatel à Maurice, il a étudié à l’Institut des hautes études économiques et commerciales avant d’obtenir un stage au sein du restaurant trois étoiles Michelin du chef Bocuse à Collonges au Mont d’Or, près de Lyon.

Désormais employé dans cet établissement, il considère qu’il est important de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. «La connaissance n’est rien sans le partage. Tout ce dont je bénéficie en termes d’apprentissage et de formations aujourd’hui est l’héritage que j’offrirai en toute humilité à l’industrie touristique de mon île», souligne Adam Ramsahye. Il insiste : «À travers la création de ponts entre notre île et la France, je souhaite apporter une vision nouvelle sur nos métiers, une formation de haut niveau afin qu’il y ait une raison scientifique à chacune des actions professionnelles au sein des entreprises de ce milieu. Il est impératif de constamment oeuvrer pour le bien-être de l’industrie touristique et Make Mauritian hospitality great again.»

Padma Pillay-Esnault : «Aider à réduire le fossé numérique»

Originaire de Quatre-Bornes, Padma Pillay-Esnault est allée en France à 18 ans. Après ses études à l’école polytechnique universitaire d’ingénieurs de Montpellier, elle a travaillé pour des entreprises dans le domaine de la recherche sur le réseau Internet. En 1995, Cisco Systems la contacte. Elle devient la première Mauricienne embauchée par la prestigieuse entreprise.

Installée avec son époux, un ingénieur d’origine française et ses deux enfants à Cupertino dans la Silicon Valley, cette spécialiste de protocoles de routage Internet travaille dans le département de recherche de Huawei Technologies, États- Unis, où elle se concentre sur les besoins des réseaux du futur. Padma Pillay-Esnault confie que si elle revenait à Maurice ou en région africaine, elle voudrait surtout aider à réduire le fossé numérique. «Par exemple, accélérer le déploiement des technologies de pointe ou en cours de standardisation comme la 5G pour les réseaux mobiles en région africaine.»

Philip Lim : Immortaliser tous ceux qui ont oeuvré pour Maurice

Philip Lim, professionnel de la photographie, qui a enseigné cet art pendant des années à la polytechnique Cégep du Vieux Montréal au Canada où il est établi depuis 1971, est un artiste accompli puisqu’il est aussi écrivain. Le public mauricien garde en mémoire Nostalgies lancé en 2015, sélection de photographies en noir et blanc prises dans plusieurs pays entre 1963 et 1998 et replacées de façon claire dans leur contexte historique.

La vie étant pleine de rêves inassouvis, disait-il hier de Montréal, s’il revenait à Maurice, il voudrait rencontrer toutes les personnes, connues et inconnues, qui ont oeuvré pour l’île, «souvent ne ménageant ni leur temps, ni leur corps, ni leur âme». Il confie qu’il aimerait les photographier et raconter leurs histoires dans un livre. Tout comme il aurait voulu, comme le dit Antoine de Saint Exupéry dans Terre des Hommes, «visiter tous les jardins secrets, cachés, difficiles à atteindre de la Terre et faire l’éloge de ses jardiniers en les photographiant et écrivant leurs histoires».

Le Dr Shivraj Sohur : son combat contre le diabète

En 1989, le Dr Usharbudh Shivraj Sohur quitte son village, l’Espérance-Trébuchet, pour réaliser une licence en chimie et biologie, à l’Angelo State University. Aujourd’hui, âgé de 47 ans, il est médecin au département de neurologie à l’hôpital Massachusetts à Boston aux États-Unis. Son champ d’expertise est la neurologie clinique, la recherche en neuroscience et le développement thérapeutique.

En mémoire de ses parents décédés en raison des complications liées au diabète de type II, le Dr Shivraj Sohur a fondé le 5-2035 Global Foundation for Community Health avec le soutien d’autres Mauriciens du monde. Chaque Community Health Nurse Practitioner, sous la supervision d’un Community Health Doctor est appelé à s’occuper de 1 000 citoyens en vue de transformer leur santé de même que leur style et qualité de vie.

Le Dr Shivraj Sohur, pro bono conseiller spécial au Mauritius Research Council, est actuellement à Maurice. Il essaie de mettre en oeuvre l’initiative Fighting Diabetes at the Workplace. Il a, à cet effet, eu des rencontres avec plusieurs parties prenantes cette semaine. Notamment le ministre de la Santé, Anwar Husnoo et celui de la Technologie, de la communication et de l’innovation, Yogida Sawminaden. «On va conquérir le diabète pour notre patrie, et ce sera un modèle pour le reste du monde», s’enthousiasme-t-il.

Sanjeev Radhay : «Promouvoir les jeunes talents mauriciens à l’international»

Fils d’une famille d’ouvriers, Sanjeev Radhay est un avocat fiscaliste français. Originaire de Stanley, Rose- Hill, il est basé sur la presqu’île de Saint Jean Cap Ferrat entre Nice et Monaco.

Il a décroché un diplôme de sciences politiques, d’économie, de droit des collectivités territoriales ainsi que de droit de la police et de la sécurité intérieure (Master 2). Il a travaillé au niveau doctoral en droit international sur le cas de la souveraineté contestée des Chagos. Depuis 2012, il représente les intérêts exclusifs du fonds russe AAA Group, basé à Rostov sur le Don, en tant que directeur des investissements et des affaires juridiques pour la France, l’Autriche et Cuba.

Sanjeev Radhay est le seul Mauricien à discuter directement avec des dirigeants du régime communiste cubain pour le compte d’investisseurs étrangers. Son expertise sur Cuba est reconnue en Europe et ailleurs. Il regrette, à ce titre, le manque d’intérêt de Maurice pour Cuba.

Depuis 2014, il participe activement au rapprochement des investisseurs étrangers et les porteurs de projets à Maurice, comme cela a été le cas dans plusieurs programmes immobiliers de type Property Development Scheme et Integrated Resort Scheme à travers l’île. Accessoirement, il fait intervenir plusieurs jeunes professionnels mauriciens dans les projets où ses investisseurs étrangers participent. Une manière pour lui de promouvoir les jeunes talents mauriciens à l’international mais surtout de provoquer des synergies de compétences entre Mauriciens et étrangers.

Sophie Lauratet : «J’espère encore apprendre de mon île»

En août 2000, Sophie Lauratet quitte Maurice pour Beijing. Avant de partir, elle a été prof d’anglais et de français au collège de Lorette de Port-Louis.

Elle décroche une maîtrise à l’université de Beijing, avant d’être engagée dans une école qui propose le baccalauréat international, dans la capitale chinoise. Elle enseigne le français et l’anglais comme seconde langue.

Sophie Lauratet enseigne toujours l’anglais ainsi que la littérature en anglais à des élèves de 15 à 19 ans. Ses élèves sont de Chine mais aussi des États-Unis, d’Iran, de la Russie, du Kazakhstan, du Nigeria ou de la Corée du Sud. «Cette pluriculturalité permet des échanges riches et fascinants en classe. J’ai beaucoup appris de ces échanges.»

Ce que cette enseignante peut apporter au pays ? «J’espère d’abord avoir partagé avec succès la beauté et la richesse culturelle de nôtre île avec toutes les personnes que j’ai rencontrées au fil des années. J’ai fait de belles rencontres qui m’ont forgée. C’est ce que je compte apporter à mon île dans un futur proche quand je reviendrai.»

Sophie Lauratet affirme revenir à Maurice «très souvent». Elle souhaite revenir bientôt «partager avec des élèves mauriciens, l’expérience professionnelle que j’ai, mais plus que tout j’espère encore apprendre de mon île.»

Vidya Gappy : «Au service des médias locaux»

«En 2004, on devait faire un choix entre Maurice et Seychelles pour l’installation de notre famille et le choix s’est porté sur les Seychelles», raconte Vidya Gappy qui a épousé un Seychellois. Depuis, cette journaliste free-lance apporte son soutien à la société en travaillant avec les jeunes et les enfants. «Je dédie mon temps à former les jeunes pour qu’ils deviennent des animateurs afin qu’ils puissent travailler avec les moins jeunes.»

Vidya Gappy a vécu six ans en Israël. En 2011, son époux David, sa fille Elyana et elle-même sont rentrés au bercail. «Nous nous établissons tout doucement. Mon époux travaille pour une compagnie hôtelière mauricienne. On peut dire que notre famille contribue à l’économie seychelloise et mauricienne à la fois. Si je dois retourner à Maurice, je mettrai mes compétences une nouvelle fois au service des médias locaux.»

Ashley Mahadeea : «Contribuer à faire avancer la Fintech»

Il a des étoiles plein les yeux quand il parle de ce qu’il fait. Ashley Mahadeea travaille pour Advice Intelligence, une start-up qui conçoit un logiciel pour la gestion de patrimoine en Australie. C’est, néanmoins, quand il parle de la manière dont il pourrait servir son pays natal qu’il est le plus enthousiaste. Le jeune homme qui aura bientôt 30 ans veut aider à la mise sur pied d’un Fintech Hub.

C’est en 2007 qu’Ashley Mahadeea quitte Maurice. Il s’envole pour Brisbane, en Australie, où il poursuit des études en finance et en économie. Puis, cap sur Sydney. Le jeune homme veut explorer le monde de la finance. «J’ai dû valider mes licences pour devenir Financial Advisor. Après, je me suis spécialisé en assurances et en plans de retraite», explique-t-il.

Après cinq ans en gestion de patrimoine, Ashley Mahadeea en veut plus, il veut voir le monde du wealth management sous un autre angle. Il donne une nouvelle orientation à sa carrière et va travailler dans une start-up qui conçoit un logiciel de gestion de patrimoine. Ce qu’il aime ? «Participer à la conception d’un produit et witness its performance», déclare-t-il.

«Je veux contribuer à faire avancer la FinTech à Maurice. J’aime mon job mais pour m’épanouir davantage, je veux mettre mes compétences professionnelles au service de mon pays. Je veux être partie prenante au développement du Fintech Hub à Maurice avec des entrepreneurs, des start-up qui ont accès à une aide financière adéquate. I want to help develop partnerships with the right stakeholders to ensure the organic growth of this new industry: banks, education providers, government, technology partners and Fintech regulators.»

Ludovic Pezé : «Mettre mon île sur la carte du monde du sport mécanique»

La vitesse et les virages n’ont aucun secret pour lui. Ludovic Pezé vit sa passion à Monaco, où il vibre à chaque Grand Prix de Formule Un. Âgé de 26 ans, il a fait ses études en comptabilité, en gestion et en management, en France. Il s’est récemment tourné vers le marketing numérique.

Résident à Monaco, Ludovic Pezé est connu pour être le promoteur de la Mauritius Formula Team. Il est un habitué des tours de pistes et se rend à des Grand Prix, en Europe. Ce Mauricien a eu l’occasion de se faire photographier avec les coureurs les plus populaires. Le dernier en date, c’est Pascal Wehrlein, qui est un pilote automobile germano-mauricien. Ce dernier sera le troisième pilote de l’écurie Mercedes.

La Mauritius Formula Team veut participer au France GT cette année. Comme le hasard fait bien les choses, son écurie a vu le jour le 12 mars 2014. Cette écurie va porter les couleurs du drapeau mauricien.

Ludovic Pezé veut aider à trouver des solutions pour alléger les problèmes de circulation et cela, sans faire appel aux spécialistes étrangers qui sont loin de la réalité. En sus de cela, il veut tout simplement mettre son pays sur la carte du monde du sport mécanique.

Aswin Lutchanah : «Partager mes connaissances et non pas faire la leçon»

Féru d’informatique, Aswin Luchanah est un des jeunes cadres de l’université du Luxembourg, occupant le poste de Social Media Specialist. Après ses études secondaires au collège du St-Esprit, il met le cap sur Metz, en France. Destiné à un parcours littéraire, il choisit l’informatique. Il termine son master avant d’exercer comme développeur.

Ayant obtenu la nationalité française, ce natif de Mahébourg décide de devenir entrepreneur et propose ses services dans le domaine numérique, soit pour l’optimisation des sites Web et aussi les réseaux sociaux. À cette époque, l’université du Luxembourg est un de ses clients. Quand un poste est créé, il fait acte de candidature et obtient le job.

Pour ce trentenaire, le Luxembourg est un petit pays européen qui lui rappelle Maurice. «Ce sont la multiculturalité et le multilinguisme qui me rappellent mon pays. Je suis mauricien tous les jours. Je dois manger du piment et des épices tous les jours sinon je ne peux pas être heureux. Je représente Maurice en propageant le sourire mauricien et la bonne humeur tous les jours», dit Aswin Luchanah, avec une pointe de nostalgie.

Tous les ans, il revient au pays. Lors de son dernier voyage à Maurice, il a épousé une Française selon les rites hindous.

Ce développeur informatique et gourou des réseaux sociaux veut apporter son savoir à Maurice. «Je veux partager mes connaissances et non pas pour faire la leçon.»

Karmaveer Gomajee : «Peut-être que je retournerai quand le domaine aéronautique évoluera»

Après sa scolarité au collège Royal de Curepipe, Karmaveer Gomajee s’envole pour Toulouse, en France, en 2009, afin de se spécialiser en génie mécanique. Pour l’instant, cependant, il ne songe pas à retourner au pays. «Il n’y a pas de travail pour moi», déplore-t-il.

Karmaveer Gomajee a opté pour une licence en génie mécanique en aéronautique à l’Université Toulouse III Paul Sabatier. Il enchaîne avec un mastère en gestion de projets technologiques. Sept mois après ses études, Karmaveer Gomajee trouve du travail à EAD Aerospace où il travaille encore deux ans après. Il est ingénieur calcul de structures en aéronautique.

Quid de Maurice ? Karmaveer Gomajee pourrait contribuer à l’économie en travaillant dans la maintenance des avions mais le secteur ne peut pas encore accueillir beaucoup de professionnels. «Peut-être que je pourrais retourner quand le domaine aéronautique évoluera, quand je pourrais trouver du travail au pays. Mais pour le moment je ne peux pas», affirme-t-il.

Stéphanie Mungur: «Développer des entreprises avec une autre façon de gérer»

Elle voulait faire des études de médecine. C’est ainsi que Stéphanie Mungur met le cap sur Toulouse, en France. Arrivée sur place, elle change complètement de filière et de ville. Direction Strasbourg où elle opte pour une licence et ensuite une maîtrise en biochimie.

Entre-temps, elle fait la connaissance de son futur mari, Ajay. «Nous nous sommes mariés et je suis tombée enceinte. Je n’ai pas terminé mon doctorat en biochimie.» Elle a un fils, Evan.

Pendant quelques mois, Stéphanie Mungur travaille dans une clinique à Strasbourg. Comme son époux Ajay voulait toujours créer son entreprise, ensemble ils prennent la décision de monter la boîte. C’est une compagnie qui s’occupe du bâtiment, de la peinture, de la décoration d’intérieur et d’extérieur. «Aujourd’hui je travaille avec mon mari. Je m’occupe de toute la paperasserie, la comptabilité et la gestion.»

Comme contribution éventuelle à l’économie de Maurice, Stéphanie Mungur indique qu’elle pourrait «peut-être développer des entreprises avec une autre façon de gérer, former des personnes qui pourraient ainsi à leur tour créer une société». Elle envisage aussi de faire découvrir de nouvelles méthodes de décoration dans les maisons, de nouveaux produits qui pourraient être plus économiques et plus adaptés au climat de l’île.

Ajay Baboolall : «Nous ne voulons pas prendre les jobs de ceux qui sont déjà en poste»

Après 28 ans, Ajay Baboolall, ex-employé municipal, songe à retourner à Maurice pour y apporter son expertise. Il a écouté l’appel des dirigeants du pays, invitant les membres de la diaspora à revenir à Maurice , profitant au passage du Mauritian Diaspora Scheme, annoncé dans le premier Budget de l’alliance Lepep, présenté en mars 2015.

Infirmier en santé mentale, il poursuit des études universitaires à Londres pour devenir un professionnel en ressources humaines, et suivant l’obtention d’une maîtrise en ressources humaines, il a déjà postulé dans des établissements de santé pour travailler dans le departement des ressources humaines. En vain. «Je note avec une certaine tristesse que des habitudes et autres préjugés sont encore tenaces dans l’esprit de quelques personnes à Maurice. Elles font tout pour faire barrage à des compétences étrangères même si ces gens appartiennent à la grande famille de la diaspora. C’est dommage car nous ne voulons pas prendre les jobs de ceux qui sont déjà en poste mais nous souhaitons apporter notre pierre à cet édifice.»

Notre compatriote ne compte baisser les bras. Il pense que tôt ou tard la porte sera ouverte et qu’il pourra terminer sa carrière à Maurice. Entre-temps, il lance un appel aux décideurs politiques pour s’assurer que les principes de la méritocratie soient respectés à tous les niveaux et que des nominations ne soient pas réservées à des proches du pouvoir.

Thierry Naidu : l’hôtellerie avec des concepts variés

Fondateur et CEO de Phoenix Hotel Management Company, Thierry Naidu est parti à l’âge de 11 ans en France. Il compte une vingtaine d’années d’expérience dans le secteur hôtelier.

Il nous confie qu’il a participé à l’ouverture de nombreux hôtels dans le monde et qu’il est toujours à la recherche de nouveaux défis. «Je suis surtout curieux de l’évolution de l’hôtellerie à l’international.»

Pour lui, Maurice possède une superbe collection d’établissements haut de gamme avec un niveau de service hors normes. «La clientèle actuelle est en pleine évolution et recherche de plus en plus des hôtels offrant bien sûr un service et une qualité haut de gamme avec une décoration tendance et surtout une ambiance. Il faut des espaces de partage de rencontres. Des espaces de production ouverts où il y a des échanges avec le personnel et les clients.»

Thierry Naidu ajoute qu’il est prêt à apporter ses idées concernant un concept de restaurants bars avec musique qui, en fin de soirée, accueilleraient aussi une clientèle à l’extérieur de l’hôtel. «Comme Maurice n’offre pas ou peu de produits hôteliers festifs et n’attire pas du coup cette clientèle, elle part vers d’autres destinations. Une conception moderne de l’hôtellerie où le client peut choisir d’être dans une ambiance festive ou non est à prévaloir.»

Emploi: secteurs émergents recherchent professionnels aguerris

La Smart City d’Omnicane. La réalisation de ce type de projets nécessitera l’emploi de professionnels hautement qualifiés.

L’importation de la main-d’oeuvre pour remplir des postes pointus continue. Sont concernées : l’économie bleue ou encore la biotechnologie. L’État travaille sur des mesures pour attirer les professionnels mauriciens vivant à l’étranger.

Le Mauritius Diaspora Scheme (MDS) est en évaluation. Le but : affiner la stratégie de Maurice pour faire revenir les talents de la diaspora. D’ailleurs, l’Economic Development Board (EDB) cible des professionnels dans des domaines particuliers tels l’économie bleue et les services financiers. Quid des secteurs où la main-d’oeuvre locale suffit ? Tour d’horizon.

«Nous nous basons sur les secteurs que le gouvernement veut voir émerger pour dresser une liste de talents recherchés en priorité», soutient une source proche du dossier à l’EDB. Pour le moment, l’économie bleue et la biotechnologie requièrent des spécialistes, souligne-ton du côté de l’EDB.

Même si les agences de recrutement, elles, n’affichent pas encore de demandes urgentes, l’on prédit que ce sera le cas bientôt. «Dans les secteurs émergents, nous avons besoin de l’expertise étrangère. Par exemple, nous nous attendons à avoir une demande pour le secteur de l’économie bleue quand il sera vraiment lancé», confie Thierry Goder, Chief Executive Officer d’Alentaris, une des principales agences de recrutement.

Thierry Goder prévoit aussi une demande de professionnels de haut niveau pour mettre sur pied et opérer la technologie de pointe dans le cadre de la construction de smart cities. «Ces smart cities utiliseront des technologies de pointe que nous n’avons pas encore forcément localement», souligne-t-il. Par ailleurs, il s’attend que le développement du secteur cinématographique, à l’instar de celui envisagé par la smart city d’Omnicane, fasse accroître la demande d’experts dans ce domaine.

Outre les secteurs émergents, il y a un manque de professionnels dans les secteurs des technologies, de la communication et de l’innovation, fait valoir Salim Peer, directeur de la branche locale de Castille, une autre agence de recrutement. «Au niveau des cadres, on parle plus de spécialistes en langues, système informatique, technologies diverses ou en certifications.»

Dev Sunnasy, président de la Mauritius Industry Information & Technology Association, ajoute pourtant que la demande ne se trouve pas seulement dans ces filières spécifiques. «Il y a un manque de Project Managers, de développeurs de logiciels de haut niveau et de directeurs commerciaux en particulier.»

Hôtels gérés par des Mauriciens

Autre secteur où l’on fait encore appel à l’expertise étrangère : les services financiers. Selon Thierry Goder, «il y a des spécialisations dans le domaine bancaire. Par exemple dans la sécurité bancaire, des compétences sont très recherchées mais pas forcément disponibles à Maurice».

Un constat que fait également Salim Peer. Il fait remarquer qu’il y a des postes qui sont requis pour permettre aux entreprises de s’affilier à des organismes d’accréditation. Mais on ne les retrouve pas beaucoup à Maurice.

Par contre, Assad Abdullatif, président de l’Association of Trust and Management Companies est d’avis, lui, qu’il est plus difficile de trouver des cadres au niveau intermédiaire. «Quand l’on emploie quelqu’un qui sort directement de l’université, il y a une formation à faire, non seulement en termes de compétences techniques mais aussi en soft skills», indique-t-il.

Cependant, l’hôtellerie est un des secteurs où l’on a presque atteint l’autosuffisance en ce qui concerne l’emploi de professionnels locaux. «Il faut le reconnaître, le secteur de l’hôtellerie a très bien réussi. Aujourd’hui beaucoup d’hôtels 4 ou 5 étoiles sont dirigés par les Mauriciens», affirme Thierry Goder.

Si Jean-Louis Pismont, Chairman de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice, est du même avis, il énumère toutefois certains postes où l’expertise étrangère est toujours sollicitée. «Cela concerne surtout de nouveaux postes comme directeur des opérations internationales, le Yield Management qui est l’optimisation des prix, ou encore l’e-marketing. Avec le temps ces postes seront pourvus par des Mauriciens. C’est seulement parce qu’il s’agit de nouveaux créneaux qu’on a recours à une main-d’oeuvre étrangère.»

La diaspora se remémore

«Mo garson, nou lib aster.» Un moment inoubliable pour Souchil Rogbeer, aujourd’hui installé en Angleterre : celui du 12 mars 1968, où l’Union Jack britannique a été remplacé par le quadricolore mauricien. Et où son père lui a fait comprendre le sens du mot liberté. En janvier, l’express lance sa campagne #50ansMoris et invite la diaspora, à travers sa page Facebook, à se remémorer l’accession à l’Indépendance ainsi que les bons moments, de choses bien de chez nous, de choses qui leur manquent…

Souchil Rogbeer n’oubliera jamais ce jour spécial : ses parents avaient tenu à faire le trajet jusqu’au Champ de Mars pour l’occasion. «Mon père était gardien de prison. Il était un peu macho mais c’est la première fois où je l’ai vu verser des larmes. Ça a dû être un moment tellement important pour lui», raconte celui qui est, aujourd’hui, lui-même père de famille.

Il n’est pas le seul à avoir témoigné de cette émouvante journée du 12 mars 1968 sur notre page Facebook. Singfat Chu, qui vit maintenant à Singapour, se rappelle aussi de ce moment comme si c’était hier. Il avait 7 ans et c’est à travers la radio qu’il a vécu la cérémonie, avec ses proches, dans le restaurant familial à Vacoas. «Cette date phare est parmi les plus vivides de mon enfance», raconte-t-il.

Et puis, il y a ceux qui faisaient partie de cette célébration spéciale. «Mo ti éna 11-z-an. Mo ti dan Std VI. Mo ankor rapel non tou bann zélev ki ti dan mo klas. Nou ti anviron 22 ou 24 zélev dan siziem A», se rappelle Ashok Goordin, aujourd’hui entrepreneur en France. «Pou lé 12 mars 1968, bis spésial ti vinn sers nou. Tou zanfan ti met sort blan ek sémiz blan. Sakenn ti éna so ti pavion rouz, blé, zonn, ver. Direksion Porlwi, Champ-de-Mars. Saki ti apel kontanteman. Si mo ti kapav reviv sa bann moman-la…»

Les plus jeunes membres de la diaspora s’en donnent eux aussi à cœur joie. La première publication est celle d’Ashley Mahadeea, expatrié en Australie. Ce dernier est résolument mauricien et veut revenir servir son pays. Et cette envie, c’est une soirée qui la lui donne. Une soirée passée à écouter chanter le groupe Cassiya, groupe mythique de la scène locale, alors qu’il est en vacances à Maurice. «Tou morisyen inifie otour Cassiya, konn tou parol bann sante Cassiya. I could see the beautiful melanz kiltirel; ti ena tou kalite morisyen. Mo ti ek mo meyer kamarad, Bertrand. Mo rapel mo ti tourne mo ti dimann li kifer nu pa kapav ini koumsa touletan. Mo finn zwenn enn zenes ki dan politik laba e nu finn al manz enn dipin gato pima dan Belle-Rose trwazer di matin. Nu ti ranpli ek lespwar pu nu péi. Morisianism ki bizin prime, pa noubanism», raconte-t-il.

Les récits de manze morisien ne manquent pas non plus. Rony Busviah, lauréat de la cuvée 2016, maintenant au Canada se rappelle surtout d’un bon dholl puri de Chapeau La Paille qu’il achetait avant d’aller à ses leçons. Marie-Claire Richardson, elle, qui vit en Angleterre depuis 28 ans c’est le manze lakaz qui lui manque. «I miss the touffé bred sousou, rougay pwason sale, lentil», se remémore-t-elle. Mais aussi, lambians morisyen. «Going down to the beach with a guitar and a ravanne...»

Thiaga Munisami : «Il faut faire confiance aux jeunes»


Thiaga Munisami se trouve à Madagascar où il est Chief Operating Officer du groupe Filatex, une compagnie dans la propriété immobilière. Il a quitté le pays en 2009 quand l’opportunité s’est présentée à lui. Mais il soutient qu’il ne retournera que quand on commencera à faire confiance aux jeunes.


Cet ancien élève du collège Royal de Port-Louis se spécialise en Business Administration avec une spécialisation en marketing et finance. Il commence sa carrière à Maurice au sein d’un groupe de presse comme Marketing Manager.


Quand Harel Mallac lui propose un poste de commercial à Madagascar, il l’accepte. Il fait un bref passage à Maurice afin d’occuper le poste de plus jeune manager de Samsung Electronics pour repartir et devenir directeur général d’Harel Mallac Madagascar. Il poursuit aussi son Executive MBA à HEC Paris.


Thiaga Munisami ne sait pas s’il veut retourner au pays. «Je pense qu’il faudrait que les grandes boîtes arrêtent de prendre en considération l’âge. Il faut regarder la capacité de l’individu», soutient-il.

Preety Ramdoyal : «Apporter mon expérience dans le domaine bancaire»

Cela fait neuf ans que Preety Ramdoyal, son époux Kirty et sa fille aînée, Kristy, ont élu domicile au Québec, Canada. La dernière, Kelly, est Canadienne. Preety Ramdoyal, conseillère en finances pour particuliers et petites entreprises à la Banque nationale du Canada depuis 2016, raconte pourquoi elle a emboîté le pas à de nombreux Mauriciens.
«C’était à cause de la propagande et du marketing dans les journaux et d’un séminaire à l’auditorium de Réduit sur l’immigration au Canada. On était jeune. On s’est dit pourquoi ne pas aller voir ?» Cela lui a pris quatre ans pour obtenir son permis de résidence.


«Quand nous avons obtenu le visa, le choix était difficile car on avait une bonne situation à Maurice.» À leur arrivée, ils ont dû s’adapter à la culture québécoise. «C’était difficile au début. C’était le mois de mars. Partout était gris. Pas une seule feuille sur les arbres.» Après quatre mois, Preety Ramdoyal obtient de l’emploi comme caissière à la Banque nationale. Elle grimpe vite les échelons.
En 2010, elle obtient une promotion et devient adjointe des conseillers en finances pour particuliers. Quatre ans après, elle décroche le poste de directrice service à la clientèle par intérim. En 2015, elle est adjointe du directeur. «Durant ma carrière, j’ai eu énormément d’opportunités grâce à mon travail.» Elle donne aussi des cours du soir à l’université. Son époux est, lui, superviseur de logistique pour le gouvernement.


Que pourrait-elle apporter à Maurice? «L’expertise que j’ai eue ici. Neuf ans d’expérience dans le domaine bancaire, investissements et financement. Mon expertise sur le service client et la gestion des employés. Mon expérience de la vie

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