Production laitière: le secteur de l’élevage doit se réinventer, insiste Sunil Bholah

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Remise d’un camion réfrigéré à la Mauritius Livestock Marketing Co-operative Federation, hier, jeudi 22 février.

Remise d’un camion réfrigéré à la Mauritius Livestock Marketing Co-operative Federation, hier, jeudi 22 février.

Un camion réfrigéré a été remis à la Mauritius Livestock Marketing Co-operative Federation, hier, jeudi 22 février. Ce véhicule, affirme le ministre des Coopératives Sunil Bholah, sera un «outil important» pour booster la production laitière.

L’achat de ce camion réfrigéré a été possible grâce à une enveloppe de 40 000 dollars, suivant une demande du ministre des Coopératives auprès de l’African-Asian Rural Development Organisation. «L’absence d’un système de transport était un handicap très lourd», souligne Sunil Bholah. D’ajouter, dans la foulée, que ce véhicule qui transportera du lait respectera les normes sanitaires.

Sunil Bholah est catégorique. «Il n’est plus possible de faire de l’élevage comme cela se pratiquait auparavant.» Les conditions, explique-t-il, ne sont plus les mêmes. «Douze ans de cela, nous comptions 2 000 éleveurs, il n’y en a que 800 aujourd’hui. Dans les années 1989-90, la production de lait était de 13,5 millions de litres. De nos jours, elle tourne autour de 4 millions.»

«L’importation nous coûte quelque Rs 3 milliards» 

Qui plus est, fait valoir le ministre des Coopératives, environ 90 % du lait consommé localement est importé. «L’importation nous coûte quelque Rs 3 milliards.» 

Pour toutes ces raisons, il est primordial de revoir notre façon de faire. La solution passe par un regroupement des éleveurs et producteurs en des societés coopératives. D’ailleurs, il s’agit de l’une des recommandations du Pr Jabir Ali. Suivant les négociations entre le ministre Bholah et l’African-Asian Rural Development Organisation, cet expert indien avait fait une étude et remis un rapport, en juin 2016, au ministère de l’Agro-industrie

«Il a fait plusieurs recommandations. Il ne nous est pas possible de les mettre en pratique d’un seul coup. Elles le seront petit à petit», précise le ministre Sunil Bholah. Il se dit confiant pour l’avenir du secteur laitier. «Certes nous manquons de logistique et de main-d’oeuvre, mais nous allons dans la bonne direction.»

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