«Difficile de dire où en est le comité sur la réforme de la pension» dit le ministre Sinatambou

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Étienne Sinatambou, ministre de la Sécurité sociale.

Étienne Sinatambou, ministre de la Sécurité sociale.

Où en est la réforme de la pension de retraite ? C’est la question que l’express a posée au ministre de la Sécurité sociale, Étienne Sinatambou. Il a déclaré qu’il a donné des directives à son secrétaire permanent (PS) de tenir plusieurs réunions du comité technique. Celui-ci a été mis sur pied par son ministère, pour se pencher sur le ciblage de la pension universelle, mais qu’à ce stade, il lui est difficile de dire où en sont les travaux du comité.

Il nous revient que la dernière rencontre de ce comité, présidé par le PS du ministère de la Sécurité sociale, remonte au 17 mars de l’année dernière. Il ne s’est réuni qu’à cinq reprises, depuis le 29 novembre 2016, date à laquelle il a été institué. Rashid Imrith, président de la Fédération des syndicats du secteur public, qui siégeait au sein dudit comité, confirme que cela fait presqu’un an qu’aucune réunion n’a été tenue.

Trois propositions

Cependant, il nous revient que trois propositions notamment ont été faites en ce qui concerne la réforme de la pension. Mais que faute de consensus, il n’y a eu aucun suivi à ce sujet.

Le comité avait d’abord proposé de définir le montant d’un salaire universel sur lequel calquer la pension de retraite, comme cela a été le cas en 2004-2005. L’autre suggestion portait sur le paiement en plusieurs tranches de la pension. À titre d’exemple, payer Rs 1 000 à une personne âgée de 60 ans, Rs 2 000 à une autre de 61 ans et ainsi de suite. Ce, jusqu’à ce que la somme totale soit accordée lorsque la personne aura atteint l’âge de 65 ans. L’option finale était que la pension soit attribuée à ceux qui prennent leur retraite.

«Full pension»

En ce qui concerne l’âge de la retraite à 70 ans, on avance que des débats ont été lancés, surtout par un lobby syndical. Car contrairement aux années 60 lorsqu’on recrutait des jeunes, à présent les employés sont plus âgés quand ils intègrent la fonction publique, notamment après avoir complété des études supérieures. Par conséquent, cette nouvelle donne ne permettrait plus à des fonctionnaires de toucher une «full pension» car ils sont de moins en moins capables de compléter les 40 années de service requises pour y avoir droit. «Il n’y a pas eu de consensus au niveau du comité», indique Rashid Imrith.

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